Le rapport de Science Europe d'octobre 2016 intitulé "Open access publishing policies in Science Europe member organisations: key results from Science Europe and global research council surveys" est intéressant. L’objectif du rapport était d’avoir une vision des orientations des organisations de recherche et de financement en ce qui concerne l’Open Access (OA). Nombreux détails dans ce rapport à partir des réponses de 21 organisations en 2012 et 2014. Pour la France, félicitons l’INRA (Institut National de la Recherhce Agronomique), seule organisation ayant répondu !!!
J’ai retenu des 40 pages du rapport :
- Des incitations pour le gold Open Access bien établies : les organismes acceptent de payer les APCs (Article Processing Charges) pour les manuscrits qui ont été acceptés afin qu’ils soient publiés en OA. Les organismes supportent les APCs pour les revues scientifiques à comité de lecture, et parfois pour les livres (n’oublions pas que des chercheurs de domaines scientifiques en sciences sociales publient surtout des livres) ;
- Rejet du modèle hybride qui ne plait pas, et c’est normal ; il s’agit des revues qui sont encore sur abonnement, et qui mettent en accès libre les articles d’auteurs payant un APC ; c'est le ‘double dipping’ ; les revues ont deux types de ressources (abonnement et APCs) ;
- Le green Open Access (archives ouvertes) très accepté, et favorisé par les institutions ;
- Volonté des institutions pour négocier avec les maisons d’éditions pour que leurs chercheurs n’aient plus à payer d’APCs quand l’institution a un contrat global avec la maison d’édition ; pour exemple, je vous suggère de regarder la politique de BMC dans ce domaine ; et de voir que 9 institutions françaises ont des accords avec BMC (CEA, CIRAD, INRA, INRIA, INSERM, IGR, Pasteur, Orphanet, et Paris Sciences et Lettres research university consortium)?
- Allez voir la politique OA dans le cadre européen sur OA2020 ;
- Les revues en OA à considérer sont celles du DOAJ, et/ou celles indexées dans des bases reconnues.
Mais, ce rapport n’évoque pas du tout :
- le développement et les menaces liés aux revues prédatrices : les risques existent et la science risque d'être gangrenée par des pratiques douteuses…
- la problématique des revues en langues locales, dont nous avons absolument besoin….
- les échanges d'articles sur les réseaux sociaux qui partagent les articles derrière paywall !! voire sci-hub !!!!
En lisant ce rapport, en considérant la mise en place de lois comme la loi numérique en France, la plupart (toutes ?) les revues scientifiques à comité de lecture et en langue anglaise seront bientôt d’accès gratuit. Bientôt ? Je parie d’ici 2022… Qu’en pensez-vous ?
Très bonnes références expliquant tout le cheminement européen sur le sujet OA.



