Définir les revues prédatrices : 18 suggestions suite à un consensus Delphi

Un preprint a été déposé le  2 novembre 2019 sur la plateforme MedRxiv dédiée aux thématiques médicales. [Note ajoutée en mai 2020 : article publié dans BMJ Open le 9 février 2020]. Ce consensus obtenu Prédateurs V2par méthode Delphi en 3 tours a été bien fait. Il n'a pas apporté d'idées pour changer le terme 'prédateurs', pas toujours compris… mais nous n'avons pas mieux (est-ce que revues illégitimes serait mieux ?). Ce travail a été fait par l'équipe de journalologie de D Moher à Toronto. Il y avait 45 participants, de divers horizons professionnels et de pays différents. Ils ont retenu 18 items sur les 33 proposés.

J'ai traduit les 18 items ayant été retenus, sans préciser les taux obtenus. Certains sont sous formes de questions, car promus par les experts su panel qui sont d'accord avec ces questions :

  1. Dans quelle mesure est-il important d'élaborer une définition consensuelle des journaux prédateurs ?
  2. Caractéristiques qui différencient les journaux prédateurs des journaux légitimes : a) Les activités de la revue sont mensongères (c.-à-d. trompeuses ; non véridiques) ; b) Les activités de la revue ne sont pas conformes aux meilleures pratiques de publication (p. ex. pas d'adhésion à COPE) ; c) La revue fait preuve d'une faible transparence en ce qui a trait à ses activités ; d) Des faux facteurs d'impact sont promus par la revue.
  3. Les marqueurs qui différencient le mieux les revues prédatrices et légitimes : a) La revue n'a pas de politique de rétractation ; b) La revue sollicite des manuscrits par des courriels agressifs ou persuasifs ; c) Les coordonnées de l'éditeur ne sont pas facilement vérifiables.
  4. Données dérivées empiriquement qui différencient le mieux les revues prédatrices et légitimes : a) La revue ne mentionne pas de licence Creative Commons ; b) La page d'accueil de la revue a une apparence qui donne l'impression de ne pas être professionnelle ; c) Les affiliations des rédacteurs en chef et des membres du comité de rédaction ne sont pas vérifiables ; d) La revue n'est pas membre de COPE.
  5. Les bailleurs de fonds publics devraient-ils financer la recherche sur l'édition prédatrice ?
  6. Plusieurs groupes ont élaboré des checklists pour aider les auteurs à identifier et à éviter les éditeurs prédateurs. Devrait-on élaborer une checklist unique et cohérente pour remplacer les checklists existantes ?
  7. Y a-t-il du mérite à développer des ressources ou du matériel éducatif concernant les revues/éditeurs prédateurs dans des langues autres que l'anglais ?
  8. Devrait-on s'efforcer de différencier les revues prédatrices des revues de très faible qualité ?
  9. Y a-t-il du mérite à développer un site Web à guichet unique pour consolider l'information, la formation et le matériel éducatif sur les revues prédatrices ?
  10. Y a-t-il intérêt à établir un observatoire de recherche sur les revues prédatrices ?

 

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