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mercredi 29 janvier 2020

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Maisonneuve

Merci pour ce commentaire. Tout est bien dit
Cdlmt

Un chercheur de sens

Qu'il s'agisse a minima de situations qui pourraient être délictuelles dans la Loi ne devrait même pas faire débat.

Lorsqu'il s'agit de fonds publics, toute analogie avec n'importe quel autre agent fonctionnaire permettrait de conclure aisément.

Un juge qui arrangerait ses conclusions pour améliorer ses métriques d'évaluation de carrière? Un policier qui réécrirait ses interrogatoires en fonction de la thèse qu'il voudrait démontrer pour servir des intérêts qui lui sont proches? Un administrateur territorial qui magouillerait son fichier Excel pour faire gagner un appel d'offre à un copain?

Quant à la criminalisation, certains cas en sciences de la vie (qu'il faut alors bien connaître) mériteraient probablement d'aller dans ce sens. Pour tout le reste, ne tournons plus autour du pot, les chercheurs sont quasi-systématiquement très conscients de leurs petits arrangements et des bénéfices qu'ils en tirent. Cela ne dit pas que la formation n'a aucun rôle à jouer, mais les chercheurs titulaires ne sont pas supposés ignorer les bases de l'intégrité scientifique, ou alors cela signifierait que le système connaît de graves failles dans son recrutement!

Oui mais voilà, le ton quasi général semble être une gentille déresponsabilisation des chercheurs. Pour tous ceux qui veulent être vertueux, il est vrai que l'hyper-compétition et l'entreprenariat de soi-même ont créé un système pousse-au-crime auquel il est difficile d'échapper à qui veut continuer à travailler.

Mais à ce rythme, la recherche risque de se faire démolir aux yeux de la société s'il devient apparent qu'en parallèle d'un assez légitime droit à l'erreur (oups.gouv.fr????) on a surtout mis en place les conditions structurelles permettant aux non vertueux et aux faibles de tricher et de monter les échelons tranquilles, ou encore de faire de la sélection naturelle de mauvaise science (https://royalsocietypublishing.org/doi/full/10.1098/rsos.160384). Est-il utile ici de rappeler qu'on peut être Ministre de la Recherche, avoir un article retracté à la demande de plusieurs de ses co-auteurs, et ne même pas communiquer dessus ? Dans les mots de l'indispensable Sylvestre Huet (https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/09/19/retracter-un-article-scientifique-a-du-bon/) :

"A l’inverse, lorsqu’un article n’est rétracté qu’à la demande d’une partie des co-auteurs, ou de la direction de la revue, ou par l’institution qui emploie le ou les scientifiques fautifs, ce n’est pas un bon signe. C’est par exemple le cas de cet article de 2003 dont la ministre de la recherche est co-auteur, récemment rétracté à la demande de quatre des huit auteurs, mais dont la notice de rétractation affirme que Frédérique Vidal «n’a pas pu être contactée». Si vraiment personne n’a l’adresse du ministère chargé de la recherche, je peux la fournir…"

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