Grâce à un billet de Research Information du 26 octobre 2026, je prends connaissance de projets de peer review avec IA.
Partenariat Springer Nature et Google DeepMind
Voici le début de l’annonce : Springer Nature et Google DeepMind ont annoncé un partenariat de recherche visant à développer un assistant d’évaluation par les pairs basé sur l’intelligence artificielle, conçu pour aider les chercheurs à évaluer plus efficacement les manuscrits et à alléger la charge de travail liée au processus d’évaluation. Après les annonces du NEJM AI, voici le groupe Springer qui se dévoile. Les autres éditeurs devraient suivre. Est-ce que les relecteurs (reviewers) vont disparaître ? Pas immédiatement, car il y a toujours une intervention humaine dans la boucle, mais pour combien de temps encore ? Je termine l’annonce : Cet assistant est conçu pour aider les chercheurs à s’y retrouver dans des manuscrits complexes, à analyser de grands volumes de texte, de graphiques et de figures, et à identifier les points nécessitant un examen plus approfondi. L’objectif est de permettre aux évaluateurs de consacrer davantage de temps aux questions qui requièrent une expertise scientifique spécialisée et un jugement éclairé. Le prototype utilise ScholarPeer, décrit dans un preprint sur arXiv (mai 2026) et DeepReview
Confidentialité ? Selon les partenaires, cette approche garantit que les manuscrits et autres contenus utilisés pour développer et tester le système restent au sein de l’infrastructure sécurisée de Springer Nature, ce qui permet de préserver la confidentialité des auteurs et des relecteurs.
Google a lancé DeepReview
Nous pouvons tester cet outil pour le peer-review lancé le 14 octobre 2026 : peut-on avoir confiance ? Prudence je pense. Il y a deus utilisations gratuites par semaine avant de payer ! Je n’ai pas testé. Tout est expliqué sur un billet de blog… convaincant ? Un preprint sur arXiv (juin 2026) décrit le système : Towards
Automating Scientific Review with Google’s Paper Assistant Tool.
Une question est l’alimentation de ces outils d’IA avec des manuscrits non évalués. Sur la page d’ouverture de DeepReview pour télécharger des manuscrits, il y a une information. Regardez la copié écran ci-contre. Qu’en pensez-vous ? La plupart (toutes) les revues interdisent aux auteurs et relecteurs d’évaluer avec l’AI les manuscrits, en particulier ceux soumis à peer-review. En fait, il semble que tout soit bien maîtrisé, et que le manuscrit soit détruit après un an ! C’est quand même un système américain… espérons avoir un jour des outils européens ! Prudence.
