Un dysfonctionnement chronique : l’attribution de la qualité d’auteur d’un article, l’Université Harvard s’y intéresse

BagarreTrop souvent, nous obervons des comportements surprenants autour de la qualification pour être auteur. Nous avons défini les auteurs fantômes (les oubliés…  cet étudiant dont la thèse est publiée sans son nom..), les honoraires qui n'ont aucune qualification pour être auteur, voire celui qui d'autorité se met en dernier parce qu'il est "chef"..  Tout ceci dysfonctionne et sous l'égide de l'Université d'Harvard, et du Wellcome Trust, un meeting a été organisé en mai 2012. Le rapport a été publié le 18 septembre 2012. Le thème "Workshop sur l'attribution des qualifications d'auteur et contributeur". Ce rapport de 29 pages est passionnant. Que contient-il ?

  • Il n'y a pas de règles unanimes et explicites pour attribuer la qualification d'auteur, et comme être auteur entraine des promotions, des attibutions de ressources, etc..  cela influence négativement des comportements qui nuisent à l'intégrité de la science. Des auteurs, rédacteurs, responsables d'institutions, d'agences allouant des ressources, de maisons d'éditions sont inquiets de ce constat.
  • Les problèmes identifiés : 1) pas d'uniformité entre les disciplines pour attribuer la qualification d'auteur ; 2) le nombre moyen d'auteurs par article continue d'augmenter…  avec quelques observations étranges ; 3) il n'existe pas de bonnes règles pour attribuer la paternité d'un article ; 4) il est toujours difficile de comprendre les contributions de chaque auteur ; 5) les bagarres entre auteurs nuisent à l'activité générale de la recherche; 6) les méthodes de mesure des contributions des auteurs sont inadéquates ; 7) les financeurs manquent de visibilité sur l'impact de leurs supports ; 8) avec la mondialisation, les noms ne permettent plus de bien identifier les auteurs ; 9) l'agrégation de ces informations va être de plus en plus difficile dans le futur.
  • Quelles solutions pourraient être identifiées : 1) adopter un système codifié, descriptif et standardisé pour expliquer la contribution de chaque chercheur dans une équipe ; 2) disposer de mesures qui évitent les disputes entre auteurs ; 3) développer de nouvelles méthodes de mesure, comme les portfolios ; 4) des projets en cours voudraient développer la paternité de données, à partir de bases….
  • Conclusions : la liste des auteurs est un système obsolète ; il faut définir et développer les notions de contributeurs, analyser les notions de remerciements, et apprendre à citer les données en précisant leur paternité, 

Un signal d'alarme avait été lancé en 1997 par D Rennie (JAMA) en créant la notion de contributeur qui a été adoptée par peu de revues… Souhaitons que cette nouvelle initiative avance….

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