Boire ou choisir, il faut prescrire ! Le barclofène, une exception française : comme le Merdiator ?

Points clés

Le hasard des veilles sur le Merdiator pourrait vous faire tomber sur une lettre publiée en ligne le 20 août 2025 par la revue l’Encéphale. Je vous suggère de la lire et de regarder plus près cette situation du barclofène qui est purement française comme l’était le Merdiator.

Titre de la lettre : Le barclofène, une exception française : comme le Merdiator ?

Il me semble que le barclofène ait eu une AMM (Autorisation de mise sur le marché) de complaisance attribuée au laboratoire Ethypharm. Ce laboratoire n’a pas demandé une autorisation européenne ou dans d’autres pays. Bonne nouvelle : le barclofène ne marche qu’en France ! Je reprends un extrait de cette lettre en vous suggérant d’aller lire les essais cliniques avec un esprit critique : Pour rappel, le comité scientifique de l’Agence du médicament qui avait analysé les deux essais pivots et les données de pharmaco-épidémiologie avait conclu à un rapport bénéfice/complication négatif. Son président, le Professeur Ducimetière, ayant déclaré « j’ai bien compris que l’estimation du bénéfice-risque n’était qu’un élément, parmi d’autres du dossier » après que le Directeur de l’Agence ait accordé l’AMM.

Cette lettre 2025 commente un article que l’on pourrait qualifier de promotionnel publié on line par la même revue, L’Encéphale, en septembre 2024. Cet article a un titre interrogatif : L’autorisation française du barclofène dans la dépendance à l’alcool doit-elle être étendue au maintien de l’abstinence ? Il est signé par 5 experts et la SFA (Société Française d’Alcoologie) et vous pouvez deviner la réponse. Je reprends une phrase du résumé : La Société française d’alcoologie (SFA) estime que l’AMM du barclofène devrait être étendue à l’indication de maintien de l’abstinence. Je leur suggère de prendre rendez-vous à l’Agence du médicament avec cet article. Ont-ils plutôt besoin d’essais cliniques bien conduits ? J’aurai tendance à répondre OUI, mais je n’y connais rien. Sur un malentendu, ils peuvent obtenir une AMM….

Petite manipulation de L’Encéphale : un truc ancestral qui ne devrait plus exister

Médiocrité de la revue et des auteurs de la SFA car ils ont fait un truc bizarre. La lettre initiale contient une remarque : Enfin, les quatre premiers auteurs ont oublié de déclarer leurs liens d’intérêt avec l’industrie du médicament, dont Ethypharm avec plus d’une centaine de lignes sur la Transparence Santé. Il n’y a probablement rien d’intentionnel sauf que, sauf que les liens d’intérêts ont très discrètement été ajoutés dans la lettre de septembre 2024 sans rien dire, sans correction ni information aux lecteurs. Classe maternelle ? Une revue prestigieuse et des auteurs intègres auraient explicitement signalé la correction en présentant des excuses pour cet oubli intentionnel.

Les liens d’intérêts : En parler pour s’en libérer.

C’est comme l’alcool … je vous offre un verre pour vous aider à bien lire la suite. Ce qu’a fait L’Encéphale est doublement vilain : 1) d’abord corriger sans informer les lecteurs ; 2) lisez les liens d’intérêts et demandez-vous comment ces experts peuvent être impartiaux :

baclofène 1

baclofène 2

PS : Les non déclarations de liens d’intérêts sont fréquentes.. Par exemple, J Baselga avait oublié des millions de dollars..

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Un commentaire

  • « BaRclofène » – allôô ?…
    Moi je connais le baclofène (sans « r »).
    Il y avait une intention qui m’aurait échappé ?…

    Répondre

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