Call for Papers: Misinformation in Scientific Publishing

Points clés

Cet appel est bienvenu, et fait par une revue nouvelle portée par JMIR, un groupe canadien d’une trentaine de revues de qualité. J’ai présenté cette revue en juin 2026 : JMIR Metascience and Research Integrity. Une autre revue dans ce domaine de la désinformation / mésinformation existe depuis 2021 : JMIR Infodemiology avec déjà un facteur d’impact de 4 !  S’agit-il d’une compétition entre deux revues d’un même éditeur ?

Cet appel à articles est bienvenu

jmir metascienceNotons que ce nouveau journal n’a pas encore de rédacteur en chef, et n’a pas encore publié d’article, bien qu’il y ait déjà des preprints soumis pour peer-review !!! Étrange. Il y a trois appels à articles en cours : 1) Waste in research ; 2) Technology in scientific publishing ; 3) Misinformation in scientific publishing selon cet appel :

The integrity of the scientific record depends on rigorous research practices and the trustworthiness of the channels through which knowledge is communicated and disseminated. Misinformation, disinformation, and malinformation in scholarly publishing represent a growing threat to the credibility of science. Unlike general public health misinformation, these phenomena arise from within the scholarly ecosystem itself through compromised peer review, manipulated data, misleading abstracts, predatory publishing, citation manipulation, paper mills, and irresponsible or frank misuse of artificial intelligence (AI) tools in the scientific research life cycle. Downstream consequences erode public trust in science or could lead to harmful real-world decisions in clinical practice or health policy.

Thèmes attendus : tout un programme !!!

  • Mécanismes par lesquels des contenus inexacts ou trompeurs s’introduisent et persistent dans la littérature scientifique
  • Détection précise, enquête, correction et rétractation des informations erronées dans la littérature publiée, par le biais d’un examen post-publication et d’autres politiques ou approches existantes ou novatrices
  • Mésinformation dans les contenus scientifiques non soumis à un examen par les pairs, tels que les prépublications, destinées à la vulgarisation scientifique
  • Examen des pratiques éditoriales, notamment l’édition prédatrice, les incitations à l’évaluation de la recherche ou d’autres influences systémiques et sectorielles agissant comme vecteurs de mésinformation
  • Solutions fondées sur la gouvernance, les politiques et les infrastructures visant à lutter contre la mésinformation dans l’édition scientifique, notamment les rôles des éditeurs, des rédacteurs en chef, des financeurs et des institutions
  • Des articles de réflexion bien argumentés et fondés sur des données probantes, qui envisagent un futur écosystème de l’édition scientifique capable de limiter la mésinformation dans la littérature publiée
  • Mesurer et comprendre les impacts des réseaux sociaux, de la communication scientifique et de la diffusion de propos scientifiques trompeurs au-delà des publications scientifiques ; cela pourrait inclure l’impact de la recherche « zéro clic » sur l’accès aux documents scientifiques

 

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Un commentaire

  • La publication académique (c’est à dire dans une revue scientifique) est désormais un produit dans un marché.
    Or dans tous les marchés modernes, la production et de la distribution sont rémunérées au volume vendu. Le service rendu est totalement secondaire, ce qu’il faut c’est placer une quantité maximale de produit à la clientèle ciblée – et il existe une clientèle (une cible) pour toutes les gammes de produits, du plus luxueux au moins qualitatif.

    Prenons l’exemple de la pharmacie : tout médicament génère un revenu entièrement lié au volume vendu (sa part de marché), qu’il soit finalement utile au patient ou non. Consommé ou mis à la poubelle, efficace ou toxique, le service rendu n’est pas pris en compte : labo producteur et pharmacien distributeur se paient sur le nombre de boîtes achetées. Une boîte rapporte exactement la même chose quel que soit son devenir, et quel que soit le devenir de celui qui l’achetée. Comme pour la bouffe, les fringues ou les bagnoles, le seul but est d’en vendre beaucoup.

    Cette illustration vaut de nos jours pour tous les marchés : le volume vendu prime sur le service rendu, et le produit « publication académique » n’échappe pas à la règle. Organisme de recherche en compétition pour ses financements, chercheur en compétition pour sa carrière, éditeur en compétition avec ses concurrents, tout le monde cherche à avoir la plus grande part de marché et chacun a pour mission de multiplier le nombre de publications, qui est le seul critère dont on tire profit.
    Faut-il donc s’étonner qu’on soit envahi de produits bas de gamme, contrefaits, inutiles, dangereux ?

    Répondre

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