Les opinions s’accumulent en estimant que 100 % des articles scientifiques seront conçus avec une IA. Les faits montrent qu’en 2025, c’étaient peut-être 90 % voire un peu moins.
90 % des articles biomédicaux montrent désormais des signes d’aide de l’IA
C’est l’estimation proposée dans une news de Nature en août 2026, portant sur des articles de décembre 2025 indexés dans PubMed. L’adoption de l’IA est très fréquente pour écrire des articles scientifiques, et tout augmente vite. Beaucoup de données : adoption plus importante pour les chercheurs non anglophones, près 80 % des articles de PubMed Central en 2025 ont été assistés par l’IA, IA est plus fréquente dans les résumés, les introductions et les discussions. Les avis des auteurs sont très dispersés… Certains très en faveur de l’IA, d’autres très réservés : peut-on utiliser l’IA et jusqu’où ? Doit-on divulguer ? Peut-on faire un avis de relecture avec l’IA ???
Quelles conséquences ? Le dentifrice est sorti du tube et revenir en arrière impossible
Un appauvrissement de la réflexion scientifique est probable, non documenté. Les hallucinations existent. Des biais des idées, sorte d’uniformisation de la science sont évoqués. Fiabilité des données, rigueur intellectuelle : où va-t-on ? La détection devient difficile quand il s’agit de distinguer un texte entièrement généré d’un texte simplement « poli » par IA. Ceci complique beaucoup le travail des rédacteurs et éditeurs de revues. Les déclarations demandées aux auteurs sont de plus en plus nombreuses… mais incontrôlables, car beaucoup auraient tendance à sous-déclarer.
Incontrôlable IA : disparition des raisonnements humains ?
toile. Copilot et d’autres rentrent dans nos mails, etc… Les réflexions exposées dans le billet de The Scholarly Kitchen du 31 août 2026 font peur (image ci-contre du titre). Je traduis le dernier paragraphe (lire le billet auparavant) : Nous devons être clairs sur ce que nous visons à accomplir avec les divulgations et les signaux de contenu autour des outils d’IA, leur utilité, et exactement comment une solution donnée répond à cette préoccupation. Alors que nous commençons à déduire le rôle des outils d’IA dans le processus d’écriture, que ce soit grâce au filigranage d’Anthropic, aux outils d’analyse de texte comme Pangram, ou à la divulgation détaillée (ou à son absence) de l’utilisation de l’IA dans le processus d’écriture, nous devons faire attention à ne pas tomber dans le même piège d’évaluation que nous avons connu tant de fois auparavant. Lors de la mise en œuvre des solutions, nous devons veiller à ne pas créer de problèmes encore plus importants que ceux que nous cherchons à résoudre.