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mardi 09 décembre 2014

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Sylvain Bernès

La petite guéguerre entre les pros du mail institutionnel ou générique est plus amusante qu'autre chose. Il y en aura toujours pour essayer de vous convaincre (avec un taux de réussite proche de zéro) que LEUR système est le seul qui vaille.
Alors que tout se vaut, bien sûr.

L'article est instructif sur quelques points, mais laisse de côté les disparités géographiques, qui peuvent compter, je pense. Ainsi, dans beaucoup d'universités d'Amérique latine, jusqu'à très récemment, les comptes institutionnels n'étaient PAS gratuits, ce qui en décourageait plus d'un. En conséquence de quoi, ils étaient bien entendu obligatoires. Soit dit en passant, un compte générique n'est PAS non plus forcément gratuit. H***ail propose par exemple un espace étendu, une suppression de la pub et une pérennité complète du compte pour 8 ou 10 euros par an (à vérifier).

Pour ma part, j'ai gouté aux deux systèmes. En gros, les deux marchent, et c'est tout ce qu'on leur demande. Les deux ont leurs failles de sécurité, béantes. Avec un compte générique, la NSA lit vos mails. Avec un compte institutionnel aussi, mais en plus, le dirlo de la fac y a également accès (voir le scandale récent à Harvard). Bon, et alors ?

Assez souvent, les différences sont plus marquées dans le sens de l'envoi des mails. J'ai pendant 5 ou 6 ans, utilisé un compte officiel, d'une grande université (300,000 étudiants). L'inconvénient était que le sous-domaine avait pour nom "Eros", qui était l'acronyme pour "Educación Remota Operada por Software". C’était amusant, même si la machine, une Sun/Solaris je crois, servait à tout sauf à faire de l’enseignement à distance. Je me suis rendu compte au bout d'un certain temps, que pas mal d'autres serveurs institutionnels filtraient le domaine "Eros" et envoyaient mes mails directement à la cyber-poubelle. C'était le cas de l'UPMC, d'où personne ne m'a jamais répondu. J'ai aussi perdu quelques articles, qui ne sont jamais parvenus aux éditeurs, alors que je pensais qu'ils avaient été rejetés.
La machine "Eros" a finalement disparu d’un jour à l’autre, quand le département a décidé qu’il n’y avait plus de sous pour l'entretenir. Evidemment, le même sort a été réservé à tous les mails et documents adjoints sauvegardés.

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