Les 21 revues du groupe Lancet vont être rigoureuses sur les données sources… et les auteurs signeront-ils par complaisance

C'est une conséquence de la rétractation de l'article de Mehra et al sur COVID-19/HCQ/AZI dans The Lancet en juin 2020. Tous les rédacteurs des 21 revues du groupe Lancet ont signé un éditorial commun le 17 septembre 2020 expliquant des contrôles renforcés lors du peer-review. Ces contrôles auraient dû exister auparavant et quelques revues ont des politiques plus dures que The Lancet. Il est très fréquent que des auteurs n'aient pas vu les données sources, mais quelle en est la fréquence ?

Depuis 2013, les recommandations de l'ICMJE (ex Vancouver group) ont ajouté un quatrième critère aux 3 existants Lancet learning from retractionattribuer la paternité d'un article : "Engagement à assumer l’imputabilité pour tous les aspects de la recherche en veillant à ce que les questions liées à l’exactitude ou l’intégrité de toute partie de l’oeuvre soient examinées de manière appropriée et résolues." Nombreuses sont les revues qui ont ajouté un 'data availibility statement' à faire signer aux auteurs montrant qu'ils s'engagent sur l'intégrité et la disponibilité des données de leur recherche. Les auteurs signent mais souvent cette signature est une convenance sociale. The Lancet sera plus rigoureux sur le data sharing statement de l'ICMJE. Ils vont aussi s'assurer que les relecteurs connaissent les méthodes d'analyse des grosses quantités de données.

Voici un extrait de cet éditorial : "Les modifications apportées aux déclarations signées par les auteurs dans le formulaire de déclaration des auteurs exigeront que plus d'un auteur ait directement accédé et vérifié les données figurant dans le manuscrit. Nous exigerons que les auteurs qui ont accédé et vérifié les données sous-jacentes soient nommés dans la déclaration des contributeurs. Pour les articles de recherche qui sont le résultat d'un partenariat universitaire et commercial, l'un des auteurs nommés comme ayant accédé et vérifié les données doit être issu de l'équipe universitaire."

En juillet 2019, The Lancet nous avait questionné à propos du cas Latchman : "Les leaders de la recherche ayant des responsabilités complexes et un temps limité pour la recherche devraient se demander s'il est approprié de continuer à être nommés comme auteurs de travaux menés en grande partie de façon indépendante." Suivez mon regard vers Marseille !

J'ai observé des auteurs français n'acceptant pas ce genre de demande de la part des revues ! ETONNANT !

Partagez cet article sur les réseaux:
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

2 commentaires

  • Quelle très mauvais titre de votre commentaire. Est-ce qu’on doit demander à des imbéciles comme ceux de la crémerie de Marseille et à un porc comme le Raoult, tous escrocs patentés leur avis ? Autant demander leurs opinions à la pseudo-ministre de la dite Recherche, aux dits corps constitués du niveau des académies. Ainsi va la vie.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

– –

Vous pourriez aussi aimer

felis dolor. dictum libero leo. velit, fringilla sit id