C’est le blog du journaliste Sylvestre Huet qui nous relate en détail (8 juin 2016) une histoire peu admissible à Grenoble. Cela ne concerne pas la médecine, mais nous avons peut-être des cas semblables… Cette histoire fait tâche quand les Universités vous racontent défendre l’intégrité. La CPU (Conférences des Présidents d’Université) s’engager pour l’intégrité, mais n’est pas capable de faire régner l’intégrité à l’Université de Grenoble. Je rejoins l’inquiétude de S Huet. Cette affaire « pose la question plus générale de la capacité du système universitaire à s’attaquer à ce problème, au delà du cas mis en exergue ». Le rapport Corvol poursuit la réflexion, mais ne résout pas ces situations d’omerta, d’inertie.
Lisez en détail le blog de S Huet car je ne peux pas résumer correctement. L’Université de Grenoble a reçu » un rapport de plus de 220 pages qui effectue une nouvelle recension de nombreux plagiats réalisés par l’historienne Dominique Rigaux dans sept textes (thèse, articles, habilitation à diriger des recherches…) publiés entre 1989 et 2012. Il complète un premier rapport, qui portait sur la période 1994 à 2010 avec trois textes. »
Je cite encore S Huet : « Cette omerta provient en partie de la réaction de Dominique Rigaux, virulente, cherchant et obtenant ce silence par l’intimidation. Intimider, c’est, dans ce petit milieu, faire jouer ses relations, professionnelles et personnelles, susceptibles d’intervenir dans les carrières des uns et des autres. »
Depuis 2014, sommeil des instances. Rien ne semble se passer, sauf que les Universités signent des chartes de déontologie qui semblent ignorées ! Cette fois-ci la référente intégrité devrait se prononcer !