Le peer-review, c’est jouer au loto…. tous les gagnants ont tenté leur chance

LoterieLa communauté scientifique est plutôt passive… Je vois tant de choses monstrueuses que beaucoup ne les croient pas ! Les jeunes souffrent et ne peuvent rien dire en constatant les pratiques des seniors…  J'ai relu un éditorial qui sommeillait sur une étagère… Il y en a beaucoup…  Il s'agit d'un éditorial intitulé "Who is afraid of reviewers' comments? Or why anything can be published and anything can be cited' paru dans European Journal of Clinical Investigation en 2010. Je vous cite deux anecdotes de l'introduction :

  • un rédacteur associé a surpris ses collègues rédacteurs en découvrant qu'un article reviewé et refusé était soumis à nouveau sans mentionner le rejet initial ; aucun appel n'avait été fait auprès du journal ;
  • dans un autre cas de re-soumission d'un article refusé, le nouveau manuscrit était identique au manuscrit refusé à deux détails près : le titre avait changé et de rétrospective, l'étude était devenue prospective !! la lettre de couverture : parfaite, sans mentionner le refus précédent !
  • un autre manuscrit a été re-soumis à la même revue après reviewing ayant conduit aux rejets : premier manuscrit était une étude comparative ; deuxième manuscrit était une étude avec un seul bras ; troisième manuscrit, l'étude était à nouveau comparative….

Et encore, ces cas ont été observé au sein de la même revue ! Le peer-review est une loterie…   combien d'articles refusés sont soumis à une autre revue sans mentionner qu'ils ont déjà été reviewés (et refusés) ? La plupart ! Combien d'articles sont soumis à une autre revue en changeant les points clés qui ont justifié le refus ? Est-ce que des études ouvertes deviennent aveugles ? Est-ce que des études deviennent randomisées ? Est-ce que le nombre de malades augmente sans raison ? etc…..

Certains pensent que lorsqu'un manuscrit est soumis à une autre revue, après refus et peer-review, il ne soit pas modifié ! Je n'ose pas les croire.

Cet édito décline toutes les mauvaises ^pratiques des auteurs et revues (auto-citations, salami, faux auteurs, P hacking, massage des données,..), expliquant que des auteurs ont plus de 100 articles par an avec leur nom (il y en a un à Marseille), et que la plupart des publications sont de la junk science (de la merde ?).

L'éditorial, signé par JPA Ioannidis et al, suggère quelques pistes pour améliorer la situation… rassurant car depuis 2010 rien n'a réellement changé….

Un extrait de l'édito "We are talking about clearly wrong papers, petty trivia, and ultra thin salami slices where even their authors (except for incurable megalomaniacs) would confidentially acknowledge triviality'.

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Un commentaire

  • d’un autre coté j’ai eu à reviewer exactement le meme article pour 3 journaux successifs. Les deux premières fois j’avais fait une série de comentaries et de suggestions pour amélliorer un article potentiellement intéressant… Ils n’en ont tenu aucun compte et la troisième fois j’ai répondu qu’ils avaient déjà reçu des commentaires et que s’ils ena vaient tenu compte la papier aurait potentiellement déjà été accepté… Je n’en ai pas encre réentendu parler… Il faudrait que je vénérife sur Pubmed s’il a été finalement publié ailleurs…
    amitiés et merci

    Répondre

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