Le groupe JAMA se lance dans une méga-revue en Open Access en 2018.. après avoir déclaré sa résistance aux preprints !

Avec retard le groupe JAMA se lance dans le business de l’Open Access…  Un éditorial du 3 octobre annonce le projet et appelle à soumettre des manuscrits. Ce sera le JAMA Network Open…  Les lancements de 2 revues hybrides ont conforté le groupe dans cette direction : en 2015, JAMA Oncology et en 2016 JAMA Cardiology. Le rédacteur de JAMA Pediatrics, Frederik P Rivara,  sera le rédacteur de JAMA Network Open.

Le groupe JAMA (11 revues) pense recevoir, pour 2017/2018, 17 000 soumissions d’articles par an et en publier 1 500 ! Il existe une réserve importante pour ce JAMA Network Open, car ce sont 15 500 articles qui vont ailleurs…   Combien resteront pour JAMA Network Open ? Quelle sera la politique de ‘cascading’ des 11 revues pour orienter les auteurs vers JAMA Network Open ? Il s’agit d’arrêter la publication de nouvelles revues de spécialités et de viser environ 40 disciplines médicales (listées dans l’éditorial). Les articles pourront être accompagnés de commentaires. Le comité de rédaction, essentiellement nord américain, est prestigieux. Soumission acceptées début 2018 pour des publications en avril 2018. L’APC (Article Processing Charge) demandé aux auteurs varient entre 2 700 et 3 000 dollars pour un article de recherche, selon la license Creative Commons choisie par les auteurs. L’éditorial de Howard Bauchner (rédacteur du JAMA Network) est discret sur la compétition… veulent-ils copier BMJ Open ou PLOS One et Scientific Reports ?

Un autre éditorial (26 septembre 2017) de Howard Bauchner était une attaque / un refus des preprints. L’éditorial était intitulé « The rush to publication. An editorial and scientific mistake« . Le propos est de valoriser le peer review et les décisions éditoriales. L’éditorial met en garde contre les preprints en médecine, et peu d’entre eux pourraient avoir des conséquences délétères en disséminant des informations de santé non validées. Cet éditorial est bien fait et laisse perplexe…   S’agit-il de défendre un monde ancien basé sur le peer review, de défendre des revues prestigieuses, versus les modalités nouvelles et rapides de communication qui diffusent pas mal de conneries ?

Je remercie Thomas Lieutaud

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