Les revues de sociétés savantes à la dérive… car la compétition est rude

ASM M BioExcellent éditorial dans mBio le 26 septembre 2017 par 3 rédacteurs de revues de spécialités, essentiellement de l’ASM (American Society for Microbiology). L’ASM a plus de 50 000 membres, et de nombreuses activités dont la publication de revues. Cet éditorial a été commenté sur Scholarly Kitchen, avec quelques bonnes critiques…  les sociétés savantes doivent réagir…

Les revues de spécialités ont des difficultés :

  • L’apparition des méga-revues, de type PLOS One et Scientific Reports a fait que des articles de microbiologie n’ont plus été soumis aux revues de l’ASM ;
  • Le développement de revues de spécialités par des groupes anciens et prestigieux comme les groupes Nature ou Cell qui depuis 25 ans ont créé plus de 40 revues ; dans notre domaine, JAMA, Lancet voire le groupe BMJ ont créé des revues depuis 20 ans….
  • Comme pour Nature, le groupe Lancet fait du cascading : un article refusé par Nature ou The Lancet il y a 20 ans était soumis ensuite à des revues de spécialités… mais maintenant Nature, Lancet dirigent les articles refusés vers des revues de leur groupe ;
  • Des revues Open access spécialisées ont été créées, par exemple Frontiers in Microbiology, BMC Research Notes, Cell Reports, et ces revues prennent des articles aux revues de l’ASM ;
  • De ce fait… les facteurs d’impact de revues de spécialités diminuent…
  • En 1944, la microbiologie était publiée dans 21 revues, en 2015, ce sont 5 861 revues qui ont publié au moins un article de microbiologie ;
  • Scientific Reports est une méga-revue comme PLOS One, mais parfois appelée à tort Nature Scientific Reports….
  • La migration vers des revues tout Open, avec remplacement des abonnements par des APC (Article Processing Charges) est un stress supplémentaire pour les revues de spécialités ; elles se tournent vers les grandes maisons d’édition pour gérer ce gap technologique.

Historiquement, les sociétés savantes ont eu des rôles prédominants pour diffuser la bonne science, pour éduquer les experts, pour communiquer avec les décideurs, financeurs, etc…   et elles perdent ces rôles car la diffusion du savoir leur échappe. Les revenus liés aux revues peuvent changer pour ces sociétés.

Cet éditorial attire l’attention des chercheurs et leur demande de ne pas s’éloigner des sociétés savantes…    Très bien argumenté.. mais que faire !

Schloss PD, Johnston M, Casadevall A. Support science by publishing in scientific society journals. mBio 2017;8(5):e01633-17

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