Peut-on accepter la promotion de chercheurs ayant publié dans des revues prédatrices ou illégitimes ?

Charles UnivC'est une situation que des CNU ont probablement rencontrée lorsqu'il s'agit de nommer des chercheurs à des positions académiques. J'ai entendu quelques discussions à ce propos ! Volontairement ou accidentellement, des chercheurs publient dans ces 10 000 revues dites prédatrices ou illégitimes…   et ils mettent bien sûr les citations de ces articles dans leur CV.

Un cas est expliqué dans THE (Times Higher Education) du 23 décembre 2017 : une pétition a été signée par 330 universitaires dans le monde. Ils demandent à l'Université de Prague de revenir sur la promotion de "Alice Němcová Tejkalová as head of its Faculty of Social Sciences". Le motif est qu'elle a publié dans des revues listées par J Beall comme prédatrices. La pétition donne quatre exemples de publications dans des revues prédatrices (voir annexe) et explique qu'une position de doyen ne peut pas être donnée à une scientifique qui ne respecte pas les principes d'intégrité. Soit c'était une action délibérée, soit une ignorance de l'existence de revues prédatrices, et dans les deux cas, ce n'est pas acceptable pour occuper une position de responsabilité. Bien sûr, le recteur de l'Université défend la nomination de AN Tejkalová…  un classique dans les milieux académiques… Sa réponse pourrait servir à d'autres. Les règlements de compte sont toujours difficiles à interpréter.

Avez-vous des cas similaires en France ?

La démarche des urologues, avec une liste positive des revues, est intéressante.

Des cas similaires semblent exister aux USA…

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2 commentaires

  • Pour information, le CNU de médecine d’urgence nouvellement créé (sous-section 48-05) vient d’adopter une liste de revues de médecine d’urgence « recommandées » afin de lutter contre les revues prédatrices (Riou et al. Modalités de fonctionnement du Conseil National des Universités (CNU) de médecine d’urgence. Ann Fr Med Urg 2018; 8: in press), suivant ainsi l’exemple pionnier des urologues.
    Par ailleurs, dans la Charte éthique et déontologique des Facultés de médecine et d’odontologie, récemment adoptée à l’unanimité des Doyens des Facultés de médecine, le texte précise que les publications dans les revues prédatrices sont prohibées ainsi que les activités éditoriales pour ces revues.
    Bruno RIOU
    Président du CNU de médecine d’urgence
    Doyen de la Faculté de médecine, Sorbonne Université

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