Publications en langue anglaise en STM : les chinois (19 %) ont dépassé les américains (18 %)

STMLe STM report, 5ème édition d'octobre 2018 contient toutes les informations possibles sur les publications des domaines Science Technique et Médecine (STM)? Il n'existe pas de description similaire pour les revues SSH (Social Sciences & Humanities). Cette édition actualise les données du rapport précédent avec quelques nouveautés sur l'évolution du secteur. Ce rapport de 213 pages est commandité par IASTM, The International Association of Scientific, Technical and Medical Publishers qui a fêté ses 50 ans en 2018. Voici quelques points de ce rapport :

  • Les revues scientifiques participent à la communication académique en disséminant l'information, en validant les recherches (peer-review), en datant les découvertes, et en archivant le savoir. Elles permettent aux chercheurs de naviguer pour trouver les informations ;
  • Le marché mondial des revues est de 10 milliards de dollars (dont 41 % aux USA), et celui des livres STM de 3,3 milliards $ ; Largest publishers
  • Il y a environ 10 000 maisons d'édition (publishers) dont 5 000 sont dans Scopus ; les plus grandes maisons d'édition sont dans l'image ci-contre, et la plupart des maisons d'édition sont très petites (presses académiques par exemple) ;
  • Il y a 33 100 revues STM en langue anglaise et à comité de lecture, et 9 400 non-anglaises ; elles publient 3 millions d'articles par an ; si la croissance annuelle a toujours été d'environ 3 %, une accélération a été observée depuis 10 ans de 4 % par an pour les articles et de 5 % par an pour les revues ;
  • La part des articles en langue anglaise d'auteurs chinois est de 19 %, d'auteurs américains de 18 % ; ensuite Inde (5 %), et 4 % pour UK, Allemagne et Japon ; en 2020 les budgets de recherche chinois devraient égaler les budgets américains ;
  • UK, France et Allemagne sont les 3 pays ayant le plus ce collaborations internationales (50 %) dans les articles (page 37) ;
  • Publier un article coûterait 4 000 $ environ, sans évaluer les coûts du peer-review, pour une revue sous abonnement avec diffusion papier et électronique ; il n'y a pas d'économies liées à l'électronique, et par exemple pour publier dans eLife, l'APC est de 4 000 $ ;
  • Le relecteur moyen passe 5 heures pour reviewer un article, et en relis 8 par an ;
  • Les chercheurs semblent moins lire, et passer moins de temps par article ; un chercheur moyen lirait 250 articles par an (plus en médecine et science, moins dans les sciences sociales) ; le temps moyen de lecture d'un article serait de 30 minutes.

Beaucoup d'informations dans ce rapport… 

J'ai présenté en 2009 le rapport STM de IASTM, et les changements sont lents. Le rapport STM 2015 avait d'autres données.

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