Une très bonne analyse des revues prédatrices avec la thèse de Larissa Shamseer (Ottawa)

shamseerCette thèse est impressionnante ! Elle a été soutenue début 2021 par Larissa Shamseer à l’Université d’Ottawa. Cette thèse permet de découvrir ce monde d’escrocs qui produisent des revues prédatrices. La thèse est en accès libre. Ce sont six années de travail sous la supervision de David Moher et Jeremy Grimshaw. Avant cette thèse, nous manquions de données objectives sur les revues prédatrices. L’équipe de D Moher nous apporte régulièrement des données probantes. Et à la fin 288 pages (dont les articles publiés) avec 7 parties :

  1. Thesis Background & Objectives. Longue et excellente introduction avec les bases de l’Open Access et du modèle auteur-payeur, avec tout le travail de J Beall qui a le premier évoqué le terme de predatory publishers. Beaucoup de données sur l’Inde dont les autorités luttent contre ce phénomène. Pas mal de citations, dont celle de V Tracz, fondateur de BMC, en 2005 : Les auteurs sont plus intéressés à publier que les auteurs à lire ! Tout est dit ! Il y a 192 références dans ce chapitre ;
  2. Potential predatory and legitimate biomedical journals: can you tell the difference? A cross sectional comparison. Il s’agit du travail publié dans BMC Medicine en 2017, avec pour conclusion dans le résumé : ‘Nous avons identifié 13 caractéristiques fondées sur des preuves permettant de distinguer les revues prédatrices des revues présumées légitimes. Ces caractéristiques peuvent être utiles pour les auteurs qui évaluent les revues en vue d’une éventuelle soumission ou pour d’autres, comme les universités qui évaluent les publications des candidats dans le cadre du processus d’embauche.’ ; Je l’ai commenté en avril 2017 en reprenant ces 13 critères ;
  3. Do predatory journals publish biomedical research? Difficile de répondre. Il n’existe pas de données fiables sur le volume de publication des prédateurs… quelques hypothèses ;
  4. Assessing the scientific content of predatory journals Il s’agit d’un article publié dans Nature en septembre 2017 et que j’ai commenté en décembre 2017 : Stop this waste of people, animals and money.
  5. Potential predatory waste : gaspillage des contributions et des efforts de recherche, ralentissement des progrès et entrave à la diversité de la recherche, empêche la découverte de recherches généralement omises dans les revues légitimes. Ensuite, description des motivations des auteurs pour publier dans ces revues prédatrices, et une partie sur le rôle des financeurs ;
  6. Top health research funders’ guidance on selecting journals for funded research Il s’agit d’un article publié dans F1000Research en février 2021 avec pour conclusion : ‘Peu de financeurs ont fourni des conseils sur la manière de choisir une revue dans laquelle publier la recherche financée. Les financeurs ont le devoir de veiller à ce que les recherches qu’ils financent puissent être découvertes par d’autres. Cette recherche est un point de référence pour les conseils des financeurs sur la sélection des revues avant la mise en œuvre du Plan S en janvier 2021 (une initiative mondiale menée par les financeurs pour garantir un accès libre et immédiat aux recherches financées et publiées).’
  7. Thesis Discussion Excellente discussion des forces, faiblesses, et des messages importants. J’ai noté une réflexion : des revues prédatrices publient parfois de bonnes recherches ; des revues légitimes publient parfois de mauvaises recherche ! Nous ne sommes pas prêts de résoudre la qualité des publications car il faudrait des efforts de toutes les parties prenantes de l’entreprise recherche ! Conclusion en pages 263 et 264. Des idées pour des recherches futures et quelques messages :

    1. The transparency of journal practices needs improvement
    2. We should stop using Beall’s List
    3. We should seriously reconsider use of the term “predatory journal”
    4. Academic rewards should focus less on where research is published and more on what is published
    5. Rewarding preprint contributions may reduce predatory publishing
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