De l’erreur honnête à la fraude en passant par les pratiques discutables en recherche

lock fraudLors de conférences, j’utilise la diapo ci-dessous avec l’objectif de l’améliorer et vos commentaires seraient bienvenus. Je l’utilise avec d’autres images, et des exemples, etc… Il existe un spectre dans les mauvaises pratiques selon l’intentionnalité des chercheurs, et classer ces pratiques prête à discussion. C’est depuis un article princeps du rédacteur du BMJ, Stephen Lock, en 1988 ‘Fraud in Medicine‘ que l’idée de cette diapo (voir image à gauche) a été reprise… par d’autres que moi également. Depuis 50 ans, les descriptions de ce type sont nombreuses.

  • Les erreurs honnêtes sont attribuées souvent à ceux qui ont des responsabilités sans avoir la formation permettant de les assurer. Elles sont parfois corrigées, voire aussi inaperçues… sans toujours être un préjudice pour la science, sauf si c’est une erreur de calcul dans un tableur excel.
  • Les fraudes sont intentionnelles et rares. Outre la fabrication et la falsification de données, le plagiat est, dans le monde anglo-saxon, considéré comme une fraude. Le plagiat a beaucoup de conséquences préjudiciables : c’est un vol.
  • Les pratiques discutables en recherche ou méconduites sont nombreuses et appelées diversement QRPs (Questionable Research Practices) ou DRPs (Detrimental Research Practices). La liste de ces méconduites est longue, et comment les classer ?

Auriez-vous l’amabilité de commenter cette diapo (et l’améliorer, ou l’utiliser avec ou sans ma permission) ?

qrps image hm

PS du 1er octobre : j’ai changé l’image avec quelques modifications suite au commentaire de T Kerterman que je remercie +++

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2 commentaires

  • J’aime beaucoup cette slide. Quelques commentaires:
    – Le terme « erreur honnête » donne l’impression que l’erreur était inévitable. Or, le chercheur sait souvent qu’il fait quelque chose qu’il n’est pas censé faire. Quand on n’a pas de formation en stats, on doit travailler avec quelqu’un qui sait les faire, et ça, c’est assez évident. Le chercheur n’est pas nécessairement conscient de faire une erreur méthodologique, par exemple avec ses stats, mais il aurait souvent pu l’éviter. Je traduirais le terme anglophone par quelque chose comme « pratiques incorrectes mais de bonne foi ».
    – Les liens d’intérêt ne sont une pratique discutable que s’ils sont dissimulés.
    – Je mettrais les salami, double publi et recyclage dans la manipulation des revues plutôt que manipulation des données
    – Il y a un continuum d’intentionnalité qui augmente de la gauche vers la droite, mais qui va aussi de pair avec un continuum d’impact/gravité.
    – Parmi les pratiques discutables, certaines sont plus « orange foncé » (notamment les manipulations de données) que d’autres. Peut-être peut-on faire appraître ce continuum en mettant l’axe d’intentionnalité de haut en bas et un dégradé de couleur vert-jaune-orange-rouge pour marquer le coup. Ce qui n’empêche pas de classer en 3 catégories, éventuellement

    Répondre
  • Bonjour,
    En termes de graphisme, je pense que l’aspect par colonne est un peu trop chargé. J’aurais subdivisé pour en faire dans la colonne, des cases individuelles.
    Ex meconnaissances de la methodologie une case.
    Je rejoins l’autre commentaire plus haut, la lecture de haut en bas avec un continuum serait meilleur.

    Répondre

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