PLoS ONE a un facteur d’impact de 4,351 : spirale de la médiocrité ou de l’excellence ?

Dans le billet d'hier, j'ai signalé la publication du rapport annuel de PLoS et indiqué que cette organisation plaidait pour son propre système de 'metrics'. A juste titre, un commentaire de Ph Chalier demandait le facteur d'impact de PLoS ONE, et H Robin lui apportait la solution (désabusée ??).

La réponse : Web of Science (Thomson, anciennement ISI) a attribué un facteur d'impact 4,531 à PLoS et des commentaires divers ont suivi, dont ceux de Philip Davis. Ce facteur d'impact pourrait amener plus de soumission, donc plus de revenus car les auteurs payent et le taux d'acceptation reste élevé (7t0 % quand le top 5 a des taux d'acceptation inférieurs à 15 %). Des commentaires acerbes du mois d'avril n'ont pas plu aux responsables de PLoS ONE qui ont répondu sur leur blog début mai 2010…

La question reste : "Est-ce qu'un journal d'accès gratuit qui publie plus de 5000 articles par an, avec un droit payé par les auteurs d'environ 1300 $ par article, et un taux d'acceptation de 70 %, peut-il nous assurer de la qualité des articles sélectionnés ?". Est-on dans une spirale de médiocrité ou d'excellence ? La guerre entre maisons d'éditions du monde de l'open access, et celle des accès payants ne fait que commencer……sera-t-elle arbitrée par les auteurs ? Les lecteurs ont peu d'opportunités pour s'exprimer…

Hier, PLoS a annoncé que les droits demandés aux auteurs n'augmenteraient pas en 2010 !

La question de fond reste la qualité, et là pas de réponse !!!!!!  Dans ce que je lis, je n'ai pas été impressionné par les méthodologies des recherche des articles de PLoS ONE, et je ne suis pas encore convaincu de la qualité du peer review de PLoS ONE, mais je me trompe probablement car je n'ai pas d'expérience de publication dans ce journal : en avez-vous ?

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3 commentaires

  • La reponse me parait extremement simple, un bon travail editorial impliquant une revue par un statisticien/methodologiste, des conferences editoriales impliquant plusieurs editeurs de bon niveau, et dans lequel le reviewing externe ne joue qu’un role consultatif (mais indispensable) est extremement couteux, mais est le seul systeme a mes yeux susceptible de produire une litterature de qualite. Tres peu de revues en sont capables (a mon avis pour les revues cliniques seules Annals of Internal Medecine et peut etre le BMJ) le font actuellement. Cela coute des millions de dollars pour quelques centaines de papiers par an. Les autres revues n’ont pas les moyens de faire cela et la qualite des articles qu’ils publeint va varier considerablement en fonction de l’editeur en charge de votre article (cela me semble particulierement vrai au JAMA par exemple ou la prise en charge des manuscripts va de bon a nul dans mon experience).

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  • Les PLoS demeurent des revues avec une étape de « peer-review ». Ce travail fait par les reviewers est de la même qualité pour toutes les revues, et n’a pour seul critère que la cohérence entre méthodologie/résultats/discussion.
    Certes, il n’y a pas de filtre éditorial sur l’intérêt que peut apporter un papier ou non, ce qui ne me choque nullement, car les choix éditoriaux biaisent les papiers en faveur du copinage/sujets à la mode.
    Ce qui compte de plus en plus désormais n’est pas seulement de savoir la revue où l’on publie, mais le nombre de fois qu’un article publié est cité.
    Les PLoS ont donc le mérite de donner une chance à tous les papiers du moment que le travail scientifique soit rigoureux, mais le devenir de ces papiers dépendra de l’intérêt qu’ils suscitent dans la communauté scientifique.

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  • J’ai publié plusieurs articles dans les revues BMC et je viens d’avoir un article accepté dans PlosOne. Mes expériences sont plutôt positives. Évidemment, mon intérêt dans ce choix est que les articles sont rapidement en ligne (mais ce n’est pas toujours le cas!) et accessibles gratuitement car je travaille surtout en Afrique où l’accès libre me semble essentiel pour nos travaux. Maintenant comme dans d’autres revues en papier seulement, les révisions par les pairs étaient hétérogènes mais jamais faibles et souvent longues. Pour PlosOne j’ai eu 3 réviseurs qui ont fait des commentaires très détaillés et très utiles, donc bonne expérience pour moi. Mais ce n’est que mon expérience.

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