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Les déclarations de liens d’intérêts des rédacteurs devraient être améliorées (quand elles existent !)

Points clés

JMEDes Québécois ont analysé les déclarations de liens d’intérêts par les
rédacteurs, ainsi que les politiques des revues prestigieuses. Ils ont analysé les
sites internet de 10 revues : NEJM, Lancet, JAMA, Annals of Internal Medicine, BMJ, PLoS Medicine, Annual Review of Medicine, Archives of Internal Medicine, CMAJ, Journal of Internal Medicine. Publication dans JME mise en ligne en mai 2012, et attendant une mise au sommaire.

Les résultats sont pas fantastiques : 4 revues sur 10 avaient une
politique clairement exprimée incluant les liens d’intérêts des
rédacteurs ; ces documents sont difficiles à localiser sur les
sites ; les liens d’intérêts des rédacteurs sont faciles à trouver pour 2
revues sur les 10 (BMJ et PLoS). De nombreuses recommandations
existent (COPE, ICMJE, WAME,..) sur les déclarations des rédacteurs. Cet article a un commentaire interessant de Harvey Markovitch, l'un des fondateurs de COPE. Les liens des rédacteurs influencent
les rédactions et politiques des revues. Un des auteurs de cet article, Bryn Williams-Jones, a un blog sur les liens d'intérêts. Encourageons ces initiatives.

Cet article est long, écrit pour un public de sciences sociales, avec une
introduction vague, des commentaires de partout…  mais il a le mérite de lister les bonnes références
sur la question.  En France, une revue scientifique déclare les liens d'intérêts des rédacteurs !

Ces auteurs (Smith & Williams-Jones) ont publié un bel article en juin 2012 dans SEE sur la "paternité des articles et responsabilités dans la recherche sur les sciences de la vie." Cet article explique les principes dans ce domaine, ainsi que les allocations dans les études à auteurs multiples. Il fait 14 pages….

Smith E, et al.
Accessibility and transparency of editors conflicts of interest policy
instruments in medical journals. Journal of Medical Ethics 2012. doi:10.1136/medethics-2012-100524

Smith E, Willimas-Jones B. Authorship and responsibility in health sciences research: a review of procedures for fairly allocating authorship in multi-author studies. Sci Eng Ethics 2012;18:199-212.

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2 commentaires

  • J’aime bien votre blog car vos écrits, en apportant des preuves conformes à mes mésaventures, m’aident à juguler une paranoïa naissante. On veut m’empêcher d’avoir une information scientifique fiable.
    J’ai voulu publier un article sur un biais dans un essai clinique (produit ASMR1, un seul essai de phase III pour son AMM). L’article a été refusé dans une première revue et finalement accepté lors de ma seconde tentative auprès d’une autre revue. Vous en avez parlé dans un article en date du vendredi 26 octobre 2012 (Analyse de 80 748 soumissions …). Lors de ma première tentative de publication, un des reviewers publiait en même temps un article à partir de données obtenues sur le produit critiqué dans mon article. Et aujourd’hui vous me dites que même les reviewers peuvent avoir des conflits d’intérêt.
    Et patatra ! en remontant le fil de vos posts, je m’aperçois que la déclaration des liens d’intérêt par les auteurs nuit à la crédibilité des articles (15 octobre 2012). Diantre ! J’ai fait l’erreur de déclarer les miens ! On ne va pas me croire !
    Continuons à essayer de guérir ma paranoïa en démontrant que les conflits d’intérêt: c’est pas grave.
    Les conflits d’intérêt sont l’essence de l’homme. Tout le monde en a. On ne pourra jamais les évincer de nos décisions ou de nos avis. Donc : est-ce le bon angle d’attaque pour essayer d’obtenir de la communauté scientifique des informations fiables ?
    Si vous lisez quelques articles scientifiques sur des médicaments dans des domaines médicaux assez spécialisés, vous noterez souvent que les auteurs ont des liens d’intérêt avec tous (ou presque tous) les laboratoires travaillant sur le domaine en question. Je trouve normal que des spécialistes travaillent avec les laboratoires qui développent les produits qu’ils prescriront et je trouverais normal que tel ou tel expert ait plus d’affinité pour les personnes travaillant dans un labo plutôt que dans un autre ou qu’il ait une meilleure expérience personnelle avec tel produit plutôt que tel autre et que tout cela influence son jugement ou ses avis. Donc déclarer ses conflits d’intérêt permet à l’auteur de dire clairement au lecteur : mon avis est probablement biaisé mais je vous le donne quand même.
    Et maintenant si moi, simple médecin, si je veux me faire mon propre avis (que je jugerai fiable bien évidemment), je fais quoi ?
    Je peux revenir sur la partie résultat de la publication mais les essais négatifs ne sont pas publiés (voir article du site en date du 4/4/12) et on peut se demander si les résultats publiés ne sont pas parfois un peu biaisé (article du site en date du 29/8/12).
    Je peux aussi aller voir les sites des agences de santé mais, ne disposant pas de tous les essais non publiés et ne vérifiant pas sur les données brutes les résultats des études des dossiers d’AMM (la FDA le fait mais pas l’EMA), leur avis est-il assurément sûr ?
    Et si tout le monde pouvait avoir accès aux données « brutes » de tous les essais cliniques. Les avis pourraient être vérifiés par tout le monde, même par ceux qui ont un avis contraire. Le BMJ a décidé, à partir de janvier 2013, de ne publier des études que si l’auteur publiait en même temps les données brutes. (Ah enfin quelqu’un de mon avis !)
    Le 22 novembre dernier, l’EMA a organisé un workshop sur la transparence et la mise à disposition du public des données brutes des essais cliniques. L’EMA a enfin écouté les conclusions du groupe 2 des assises du médicament qui prônait la transparence sur les données brutes des essais (je rigole – cette conclusion a été mise sous le tapis)
    L’EMA promet qu’en janvier 2014, les données brutes des essais seront rendues publiques (déjà promis en novembre 2010). D’ici là 5 commissions seront mises en place pour définir les modalités de publication (confidentialité, formats, règles d’engagement, bonne pratique d’analyse, point de vue légal). Que disait Clémenceau déjà : Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission…
    Et voila, je rechute…on ne permettra pas de bénéficier d’une communication scientifique fiable…
    Il y a 2 ans, j’ai demandé à l’EMA les données brutes sur l’essai clinique en question, ne les ai pas obtenues, ai déposé une plainte auprès du médiateur européen. N’ai toujours pas les données à ce jour.
    Si vous pouviez suivre l’avancée des travaux de l’EMA et nous en faire part, cela me permettrait peut-être de juguler ma paranoïa en démontrant que je ne suis pas le seul en France à pâtir d’un manque d’information fiable et à demander les données brutes des essais cliniques.
    D’avance, je vous en remercie et vous réitère mes félicitations pour votre blog

    Répondre
  • Merci pour votre commentaire et rassurez-vous car vous avez raison. Eh oui, la Science est peut-être ‘pourrie’, comme le disent des rédacteurs cités dans le NY Times. http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2012/04/new-york-times-la-science-est-pourrie-.html Les 2 articles cités dans ce billet sont d’accès gratuit et méritent lecture.
    Sur le BMJ qui veut accèder aux données sources, c’est dans le billet programmé pour demain… mais le BMJ ne publie presque plus d’essais, comme le JAMA qui exige des analyses avec un statisticien indépendant.
    Les liens d’intérêts existeront toujours, et le problème de fond, c’est la loyauté ! Avoir des liens et les déclarer c’est normal… mais il faut reconstruire et faire comprendre que des liens ne veut pas dire ‘non-loyal’…

    Répondre

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