CLUE : les revues et universités devraient collaborer… mais ce n’est pas toujours le cas

La 5ème conférence mondiale sur l’intégrité de la recherche se prépare et les groupes de travail publient des documents pour animer les réflexions. La 5ème WCRI se déroule à Amsterdam fin mai est j’espère que cette fois-ci, il y aura plus de 5 français !!  Tous les records seraient battus ! Le programme est en ligne.

Lors des WCRI de Montréal et de Rio, j’ai participé aux réflexions sur les relations entre revues scientifiques et Universités/Institutions de recherche. Des textes ont été préparés, et pour la conférence d’Amsterdam, nous avons un texte qui vient d’être publié sous forme de preprint. Il a été développé à Heidelberg en juillet 2016. Le titre « Cooperation & liaison between unversities and editors (CLUE): recommendations on best practice ». C’est un preprint déposé dans bioRxiv le 19 mai (il n’a donc pas été reviewé, ni publié dans une revue).

Les relations entre revues et Universités ne sont pas bonnes : les rédacteurs n’arrivent pas à obtenir des infos quand ils suspectent des mauvaises pratiques, et les Universités ne lancent pas facilement des audits. Les Universités accusent les revues de publier n’importe quoi. Dialogue de sourds que devrait améliorer ces recommandations. Le texte est bien fait avec la problématique exprimée en 12 situations, suivie de recommandations. Tout est cohérent avec les lignes directrices de COPE (Committee On Publication Ethics). Le résumé des recos :

  • National registers of individuals or departments responsible for research integrity at institutions should be created.
  • Institutions should develop mechanisms for assessing the validity of research reports that are independent from processes to determine whether individual researchers have committed misconduct.
  • Essential research data and peer review records should be retained for at least 10 years.
  • While journals should normally raise concerns with authors in the first instance, they also need criteria to determine when to contact the institution before, or at the same time as, alerting the authors in cases of suspected data fabrication or falsification to prevent the destruction of evidence.
  • Anonymous or pseudonymous allegations made to journals or institutions should be judged on their merit and not dismissed automatically.
  • Institutions should release relevant sections of reports of research trustworthiness or misconduct investigations to all journals that have published research that was the subject of the investigation.

Les principales recos : le responsable intégrité scientifique devrait être facilement identifié dans les institutions (dites-moi qui est le responsable intégrité dans votre université ???) ; des archives pour au moins 10 ans pour les données de la recherche !!! Et aussi, attention : ne pas jeter les commentaires anonymes, mais les évaluer !!!!

Je serai dans le groupe de discussion à Amsterdam, et en faveur de ce texte CLUE !

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