Les allemands veulent résilier les abonnements aux revues scientifiques de Elsevier ! Est-ce que le modèle économique des revues est approprié ?

SpotifyLes conflits entre institutions et maisons d'éditions sont anciens; en Allemagne, ils sont violents. C'est The Scientist de juillet 2017 qui a publié une bonne description des phénomènes, sous le titre "Major German Universities cancel Elsevier contracts".

Le début de l'article du Scientist : "In Germany, the fight for open access and favorable pricing for journals is getting heated. At the end of last month (June 30), four major academic institutions in Berlin announced that they would not renew their subscriptions with the Dutch publishing giant Elsevier once they end this December. Then on July 7, nine universities in Baden-Württemberg, another large German state, also declared their intention to cancel their contracts with the publisher at the end of 2017. These institutions join around 60 others across the country that allowed their contracts to expire last year."

Depuis quelques années, des chercheurs, en commençant par les mathématiciens, physiciens, se mobilisent contre les politiques des grandes maisons d'éditions. Ils pensent que les résultats de la science devraient être d'accès gratuit et ils accusent les éditeurs de faire des profits sur le dos de la science. C'est un sujet plus compliqué que la plupart d'entre nous pensons. Les éditeurs apportent une valeur ajoutée majeure au système des publications. Le blog Scholarly Kitchen a un excellent billet (1 février 2016) détaillant les 96 activités des éditeurs, et la lecture est convaincante.

En Allemagne, il existe un projet (DEAL) pour la négociation entre les 3 éditeurs majeurs (Elsevier, SpringerNature, Wiley), et les institutions. Elsevier a confirmé vouloir discuter en toute confiance avec les parties, dans un communiqué de presse du 30 juin 2017.

La question est compliquée : est-ce que les éditeurs auraient mal anticipé les évolutions technologiques, et les attentes des chercheurs ? La lecture sera bientôt totalement sur téléphones mobiles / smartphones, et les services pirates se sont développés; que ce soient des réseaux sociaux qui partagent les pdf (ResearchGate, Academia,..) ou Sci-Hub qui a d'autres idéologies. Est-ce que le modèle de la musique, avec Napster ou Spotify, n'aurait pas été une solution pour le monde des chercheurs ? Je n'en sais rien….

PS : je suis sur le comité de rédaction de La Presse Médicale, revue Elsevier

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