Le climat de la publication n’est pas sain : bonnes données montrant que ‘Publier et Périr’ a remplacé ‘Publier ou Périr’

Cet article de PLoS ONE (19 juin 2019) a pour titre "Perceived publication pressure in Amsterdam: Survey of all disciplinary fields and academic ranks". Les auteurs ont utilisé le questionnaire révisé PPQ (Publication Pressure Questionnaire). La question de recherche était : "What is the level of perceived publication pressure in the four academic institutions in Amsterdam and does the pressure to publish differ between academic ranks and disciplinary fields?"

L'enquête a été faite par voie électronique, avec un taux de réponse identiques aux enquêtes de ce type : 7465 chercheurs des 4 universités ont été contactés, 2274 PPQont ouvert le lien, et 1073 (14 %) ont rempli le questionnaire. Le questionnaire PPQ est consultable dans l'annexe 3 de l'article. Il explore 3 domaines (stress, attitudes, ressources) avec 6 questions pour chaque domaine, et des réponses sur une échelle de Likert en 5 points (totally agree = 5, totally disagree = 1).

J'ai repris l'une des figures ci-contre qui montre que les scores pour stress et attitudes sont plutôt élevés, et qu'il n'y a pas de différences selon les disciplines.

La discussion commence ainsi : "Dans l'ensemble, il y a une attitude négative à l'égard du climat de publication. Par conséquent, le mantra " publier ou périr " de la fin du 20è siècle peut se transformer en " publier et périr ", puisque même lorsqu'un chercheur publie raisonnablement, les chances de titularisation dans le milieu universitaire peuvent encore être faibles."

L'enquête avait deux autres parties qui seront dans un autre article : 1) Survey of Organizational Research Climate ; 2) 60 major and minor misbehaviours.

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2 commentaires

  • En effet, sur le même sujet, j’avais écrit : « Publish and Perish sont sur un bateau : l’auteur, l’éditeur, le lecteur et l’évaluateur tombent à l’eau »
    February 2013
    Pratique Neurologique – FMC 4(1):1–2
    DOI: 10.1016/j.praneu.2012.12.004
    pour dire que personne ne sort gagnant de cette histoire, pas même la science ou la médecine…
    Laurent Vercueil

    Répondre

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