Ayant moins de temps pour suivre la littérature, je dois remercier la bibliothèque du Ceris (Institut Pasteur) pour l’excellent blog ‘La science ouverte’ qui a bien analysé un livre blanc sur les résultats négatifs de Springer Nature. Il s’agit de données d’enquêtes auprès de plus de 11 000 chercheurs de 166 pays. Pour plus de détails, je vous laisse lire ce billet du blog de Pasteur, voire le livre blanc de Springer Nature.
Nous sommes tous convaincus de la valeur des résultats négatifs… mais !
- 98% des chercheurs interrogés reconnaissent la valeur des résultats négatifs,
- 85% pensent qu’il est important de les partager,
- 53 % des chercheurs se souviennent avoir obtenu principalement ou exclusivement des résultats négatifs dans le cadre d’un projet de recherche,
- 68% de ces derniers ont déjà partagé ou tenté de partager leurs résultats négatifs.
Ces 4 lignes ci-dessus sont copiées du blog de Pasteur, sans autorisation explicite !!! Ce billet reprend des recommandations pour chercheurs, rédacteurs de revues et financeurs/institutions. Rien de nouveau car cette situation est connue depuis longtemps.
Des infographies pour ne pas lire le rapport !
J’ai survolé ce rapport de 33 pages, facile à lire. Presque 40 % des 11 000 répondeurs sont en Europe, et presque 40 % en biomédecine. Il y a un billet de blog de Springer, et je reprends une capture écran d’une partie d’une infographie avec le message principal :




Un commentaire
Répétons-le : seuls sont vrais les « résultats négatifs », ceux qui réfutent une hypothèse erronée ! C’est ce que dit la conception popperienne de la science, et d’ailleurs calculer l’improbabilité d’une « hypothèse nulle » est la base méthodologique de toute expérimentation.
Quant aux résultats dits « positifs » quand ils confortent une conjecture, ils ne font que contribuer à sa crédibilité mais ne peuvent jamais assurer qu’elle est vraie (il faudrait pour ça faire la démonstration que sa négation est impossible).
Le problème est plutôt de savoir quoi faire des résultats sans valeur, ceux d’études stériles en raison de leur conception erronée, de leur puissance insuffisante, de leurs biais d’exécution. Ceux-là restent néanmoins intéressants… pour de tout autres raisons !