Limiter le nombre d’articles publiés par chercheur et par an : un moyen de contrer l’IA

Points clés

Bien que nous ayons besoin de temps pour avoir des données fiables, nous avons tous compris que, grâce à l’IA, la rédaction et publication d’articles sont facilitées. Rédiger, publier étaient des étapes lentes de la recherche…. donc place à l’inflation d’articles grâce à l’IA ?

Le public est informé depuis plusieurs années

ia tue la rechercheOutre des articles dans des quotidiens ou des magazines, ce sont Les Echos qui le 30 juin 2026 ont encore évoqué cette inflation non contrôlée d’articles scientifiques. Point n’est besoin de documenter plus cette inflation d’articles qui est ancienne et qui s’accélère depuis l’utilisation des IA. La cause est connue : publish or perish et récompense à ceux qui font du volume ! Tous nos hauts dirigeants signent DORA, CoARA et autres déclarations vertueuses mais rien ne bouge. En pratique le monde académique ne contrôle plus certaines revues qui sont aux mains d’acteurs mercantiles.

Une proposition que personne ne veut entendre d’après son auteur

C’est une suggestion d’un professeur australien qui est bien expliqué dans University World News le 15 juillet 2026. Sa proposition est qu’un chercheur ne devrait pas apparaître comme auteur plus qu’un nombre fixé par année. Ce nombre maximum d’articles par an devrait être adapté aux domaines de recherches. Les comités de recrutement et case of researchers publishing less 2026les financeurs devraient soutenir cette limite au lieu de récompenser ceux qui la dépassent.

Il s’agit d’un plafond de publications, pas de soumissions, et il pourrait être appliqué aux articles, voire aux conférences ! L’auteur justifie son propose par le fait que chercher puis publier prend du temps, etc… Cette proposition remet un prix sur l’auteur plutôt que cette course à l’échalotte assez malsaine. Ce système aurait des avantages : 1) diminuer la pression sur la course à la publication, assez délétère, source de conflits ; 2) nettoyer les articles de tous ces noms qui n’ont aucune légitimité d’y apparaître ; 3) une évaluation plus équitable en valorisant ceux qui publient peu mais très bien plutôt que ceux qui publient beaucoup de travaux vite oubliés.

Les revues n’accepteraient de soumission que d’auteurs ne dépassant pas le plafond. De même, les financeurs ne considéreraient que les demandes de ceux qui ne dépassent pas le plafond. Il n’est pas étonnant que ces suggestions proviennent d’un pays qui a déjà beaucoup fait pour des évaluations qualitatives..  mais l’IA ne permettra pas de discussions sur cette proposition. Nous sommes partis pour une inflation incontrôlable des articles :

Merci à The MetaNews pour avoir pointé ces informations.

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