Sur-citation des articles des hommes versus sous-citation des articles des femmes ! ETONNANT ! NON

Ce preprint a été déposé le 11 janvier 2020 sur bioRxiv. Il attend vos commentaires ! Cet article a été pas mal tweeté, notamment par bioRxiv, et le pdf téléchargé 240 fois. Il n'a pas encore été publié à la date du 10 février 2020. Le titre ne réflète pas le résultat principal : "The extent and drivers of gender imbalance in neuroscience reference lists". Les auteurs sont américains.

Ils ont inclu 5 revues (Nature Neuroscience, Neuron, Brain, Journal of Neuroscience, and NeuroImage) et analysé les 28 505 articles publiés entre 2009 et 2018. Ils ont extraits les 294 392 citations dans les listes de référence de ces articles. Ils ont eu de bonnes méthodes pour obtenir le sexe des premiers et derniers auteurs, bien que cette étape soit très délicate. Les articles ont été classés MM si premier et dernier auteur étaient des hommes (Man), MW si premier auteur était un homme et dernieGender 2r auteur une femme (Woman), et ensuite WW, et WM. Voici la donnée principale :

Of the 294,392 citations given between 2009 and 2018, MM papers received 61.8%, compared to 23.5% for WM papers, 9.0% for MW papers, and 5.7% for WW papers. The expected proportions based on the pool of citable papers were 55.4% for MM, 26.1% for WM, 10.2% for MW, and 8.2% for WW.

Article utile car de bonnes références sur le sujet sont citées, et voici une traduction du résumé : "Comme de nombreuses disciplines scientifiques, les neurosciences ont de plus en plus tenté de lutter contre les déséquilibres entre les sexes dans ce domaine. Alors qu'une grande partie de la conversation a porté sur la publication et la participation à des conférences, des recherches récentes dans d'autres domaines ont attiré l'attention sur la prévalence des préjugés sexistes dans les pratiques de citation. En raison des effets en aval que les citations peuvent avoir sur la visibilité et l'avancement professionnel, il est essentiel de comprendre et d'éliminer les préjugés sexistes dans les pratiques de citation pour remédier aux inégalités au sein d'une communauté scientifique. Dans cette étude, nous avons cherché à déterminer s'il existait des preuves de préjugés sexistes dans les pratiques de citation des neuroscientifiques. En utilisant les données de cinq revues de neurosciences de premier plan, nous avons constaté que les listes de référence tendaient à inclure plus d'articles dont les hommes étaient les premiers et les derniers auteurs que ce à quoi on pourrait s'attendre si le sexe n'était pas un facteur de référencement. Il est important de noter que cette sur-citation des hommes et cette sous-citation des femmes étaient largement dues aux pratiques de citation des hommes et qu'elles augmentaient avec le temps malgré une plus grande diversité dans le milieu universitaire. Nous développons un réseau de co-auteurs pour déterminer dans quelle mesure l'homophilie dans les réseaux sociaux des chercheurs explique les pratiques de citation sexuées et nous constatons que les hommes ont tendance à sur-citer d'autres hommes même lorsque leurs réseaux sociaux sont représentatifs du domaine. Nous discutons des mécanismes possibles et examinons comment les chercheurs individuels pourraient intégrer ces résultats dans leurs propres pratiques de citation."

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