Devenir des articles de revues prédatrices quand les auteurs sont informés de leur méprise ?

Je découvre régulièrement des articles de revues prédatrices signés par des auteurs français, ou des collègues. Mon imprudence va jusqu'à les informer….   et j'ai des expériences très étonnantes, certains très vertueuses. Par exemple, je félicite Bernard Gay (Bordeaux) qui a pu faire enlever son nom d'un comité de rédaction d'une revue prédatrice, mais il ignore probablement qu'il est sur un autre comité de rédaction de Journal of General Practice., alors qu'une chercheuse de Bordeaux (Muriel Cario-André) n'a rien fait pour enlever son nom de la revue prédatrice Journal of Dermatology and Dermatologic Diseases (beau nom de revue !). Avec Yvon Gauthier, ce sont deux experts de Bordeaux qui cautionnent cette revue prédatrice.

Des collègues, avec beaucoup d'efforts, arrivent à enlever leur article d'une revue prédatrice puis à republier leur recherche ailleurs : BRAVO. Voici des situations que j'ai connues avec des issues différentes :

  •  L'article "Treatment of Chronic Hepatitis B with Tenofovir Disoproxil Fumarate in Ivory Coast" est toujours accessible, et il a été publié en 2016, et les auteurs sont informés qu'il s'agit d'une revue prédatrice. Rien ne s'est passé, et cet article est cité, mentionné par des réseaux sociaux comme ResearchGate, etc.. je vous passe d'autres détails.
  • Une aimable chercheuse de Robert Debré a été piégée par une revue prédatrice. Après l'avoir informée, elle a compris son erreur et a pu non seulement faire enlever son article de la revue prédatrice, mais aussi le republier dans une autre revue. GoulemeBRAVO, mais deux remarques : 1) j'ai eu 40 minutes (en cumulé de deux appels téléphoniques) de noms d'oiseaux proférés par des séniors de cette équipe ; ils ne comprenaient pas manifestement la problématique des revues prédatrices et étaient insultants à mon égard (j'en tremble encore) ; j'ai su plus tard qu'ils avaient compris ; 2) la republication a été faite dans Frontiers Neurology (des revues du groupe Frontiers peuvent être qualifiées de prédatrices) avec un auteur en plus ; est-ce de la complaisance ? avait-il été oublié dans le premier article ? je ne sais pas ! Le titre dans Frontiers est dans l'image ci-contre, et devinez quel auteur a été ajouté ? Pourquoi ?
  • Le cas d'un autre article illustre l'utilisation des revues prédatrices par des start-up qui ont besoin de publications pour convaincre des financeurs. De ce fait, ils n'envisagent pas d'enlever cet article de la revue prédatrice et en sont bien conscients….  voire ils s'énervent un peu… d'autant plus qu'un ancien doyen de médecine cautionne ! No comment !
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