perronne meta analyses

Les auteurs français aiment publier dans des revues prédatrices (45 articles) et le Pr C Perronne est le meilleur

Parfois, je perds du temps… et j’ai écouté la conférence (22 février 2021) du Pr C Perronne à l’IHU de Marseille sur la méta-analyse dite ‘Fiolet’. Cette méta-analyse (20 août 2020 dans Clinical Microbiology and Infection) a repris des études avec l’hydroxychloroquine dans la COVID-19, avec comme conclusion : ‘Hydroxychloroquine alone was not associated with reduced mortality in hospitalized COVID-19 patients but the combination of hydroxychloroquine and azithromycin significantly increased mortality.’ La conférence de C Perronne contient beaucoup d’opinions autoritaires sans données probantes. C Perronne dit par exemple que l’étude du Lancet avait des malades (faux, c’était une étude sur données administratives), et qu’elle n’aurait pas été relue par des pairs (faux, j’ai parlé avec un rédacteur du Lancet et l’un des relecteurs). Je passe sur la qualité de cette conférence qui pourrait être décortiquée dans les formations à l’analyse de la littérature….

C Perronne utilise deux de ses publications qui proviennent de revues prédatrices (Fortune), avec des copies d’écran dans ses diapos. Ce n’est pas acceptable. Le groupe Fortune est un éditeur de revues prédatrices soit disant américain (Houston !!)  mais indien. Fortune utilise une plateforme canadienne OJS/PKP pour leurs revues et les frais qu’a probablement payé C Perronne sont de moins de 1000 US §. Fortune a 32 revues et a commencé en 2016/2017, donc il n’est pas listé par J Beall, bien que J Beall ait cité deux des revues qui devaient exister en 2010. Le logo de COPE (Committee On Publication Ethics) semble avoir disparu du site qui a plein de fausses informations.

Plus intéressant : sur ce site, vous pouvez accéder à la liste de tous les articles d’auteurs français qui ont publié dans les revues de Fortune…   je ne sais pas si ce sont de bonnes ou de mauvaises recherches publiées car je suis incapable de les évaluer, par contre je sais que ce sont des revues prédatrices et que la charte éthique et déontologique des facultés de médecine de novembre 2017 en bas de la page 7 dit : ‘La publication de travaux scientifiques dans des revues dites «prédatrices » est prohibée ainsi que l’exercice d’activité éditoriale pour ces revues‘.

Il faut constituer une liste d’auteurs français ayant publié dans des revues prédatrices. La liste va être longue, car j’ai d’autres exemples que ceux des revues de Fortune, mais commençons en félicitant C Perronne qui a 3 articles dans une revue de Fortune :

  • un article soumis le 22 janvier 2021, accepté le 2 février et publié le 9 février avec 3 co-auteurs qui signent EMBL Heidelberg alumni, Meyerhofstraße 1, 69117, Heidelberg, Germany, Centre de diagnostic ELSAN, Centre médico –chirurgical, Aurillac, France, Toulouse School of Economics, 1988 Econometrics, France ;
  • un article soumis le 28 décembre 2020, accepté le 7 janvier 2021 et publié le 15 janvier (un peer review rapide le jour de l’an ?) avec 3 co-auteurs qui signent Centre de diagnostic ELSAN, Centre Médico–Chirurgical, Aurillac, France, Clinique Convert, Médecine Générale, Service des Urgences, Bourg en Bresse, France, et Polyclinique Les Fleurs Service Imagerie Médicale, Ollioules, France ;
  • un article soumis le 11 décembre 2020, accepté le 22 décembre et publié le 5 janvier 2021 avec 7 auteurs.

Dans les revues de Fortune, il y a 45 articles avec des auteurs français, dont certains sont des experts renommés….  Que faire ? Que faire ?

Ce sont des Universités prestigieuses qui ont gaspillé au moins 30 000 €

Les revues prédatrices sont peu fiables, par précaution j’ai téléchargé ces 45 articles : combien d’auteurs vont demander de les rétracter ? A quoi sert la charte des facultés de médecine et autres codes de conduite d’une recherche responsable ? Désespérant NON !

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2 commentaires

  • Le terme « revues prédatrices » est « légèrement orienté, un peu prétentieux dans le jugement… etc Personnellement je préfère qu’il existe une liberté d’expression sans limite, car c’est la seule façon de faire naitre la vérité, émerger la vérité…. Et la Vérité, n’est pas obligatoirement la vérité officielle, y compris dans la façon d’aborder les questions. C’est particulièrement vrai en médecine.
    Une question, dans quel clan mettez vous les revues « open source »?
    Choisir la liberté d’expression qui a disparu également dans le domaine scientifique où les certitudes ont remplacé le doute, les remises en question; et je ne parle pas des vils intérêts qui déforment volontairement le débat. Il y a plus de dangers avec une censure qu’avec une liberté d’expression, y compris en sciences.

    Répondre
  • Bonjour,

    Les revues Open source n’ont rien à voir avec les revues prédatrices, c’est évident.
    Les revues prédatrices sont tout simplement une escroquerie légale. Ce sont essentiellement des indiens qui font ces revues. Informez-vous https://www.redactionmedicale.fr/predateurs

    Merci pour votre commentaire

    Répondre

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