Le titre de ce billet est la traduction d’un excellent article de Nature d’octobre 2021 qui confirme des observations que nous avions avec des collègues. Des collègues nord-américains ont examiné la stratégie du plus gros éditeur prédateur, OMICS, avant et après l’amende de 50 millions de dollars aux Etats-Unis (2018). Ces prédateurs sont des pieuvres, comme l’image ci-dessus reprise de l’article de Nature. Le sous-titre a un message : Pour contrecarrer les rackets d’édition qui sapent les chercheurs et l’édition savante, les revues légitimes devraient montrer leur fonctionnement.
Une partie du projet consiste en la création d’une base de données d’éditeurs et d’articles qui ne sont pas indexés dans des bases comme Web of Science… le projet mérite attention avec déjà 900 ooo articles de 2300 revues publiées par 10 éditeurs (Scientific research, Medcrave, Sciencepg, Omics, Academic journal, Mdpi, Austin, Frontiers, Hindawi, Serials). Les auteurs sont très prudents car ils ne jugent pas la qualité de ces éditeurs… mais personne n’est dupe.
La stratégie de OMICS est inquiétante et le business des revues prédatrices va continuer, voire menacer 
Les auteurs ont des recommandations pour essayer de maîtriser la pieuvre.. mais je fais partie des pessimistes en contemplant la méconnaissance de collègue qui courent pour publier beaucoup et vite, ce qu’on bien compris les revues prédatrices… Leurs recommandations sont détaillées : les financeurs et la communauté scientifique doivent auditer (ou exiger l’accès) les évaluations des pairs faites par les revues ; une assurance qualité doit être incluse pour financer des projets ; soutenir les nouvelles revues de bonne foi (exemple Public Knowledge Project’s Open Journals System que je n’ai pas encore présenté sur ce blog) ; ne pas récompenser des articles publiés dans des revues prédatrices.



Un commentaire
« Ces prédateurs sont des pieuvres » d’après l’image plutôt des hydres que des pieuvres.