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Arrêtons de blâmer si nous voulons développer une culture de l’intégrité scientifique

Il s’agit d’un conseil auquel j’adhère, mais que j’ai du mal à appliquer pour moi-même. C’est le titre d’un commentaire avisé de Malcolm MacLeod dans Nature du 25 novembre 2021. Le sous-titre est ‘Aider chaque scientifique à s’améliorer est plus efficace que de débusquer quelques fraudeurs.’ Il a probablement raison, mais ce sont les investigations de fraudes qui ont fait avancer des pays, comme par exemple le cas Stapel en Hollande…. Difficile de voir le juste milieu.

Son argument : les fraudeurs sont peu nombreux, alors que beaucoup de chercheurs produisent des résultats imparfaits, imprécis et non interprétables. Je suis régulièrement étonné par la mise à l’index de jeunes chercheurs qui veulent promouvoir des pratiques intègres dans un milieu qui réagit négativement : par exemple, ce jeune interne qui pendant la pandémie COVID-19 propose de mutualiser les recherches comme en Angleterre, plutôt que multiplier les petits essais sans intérêt…  Il a dû rebrousser chemin et reconsidére ses objectifs professionnels. NO COMMENT.

Malcom MacLeod explique la démarche de UKRN (UK Reproducibility Network), un consortium qui fait la promotion des bonnes pratiques en recherche. Il est le responsable de son Université d’Edinburgh pour mettre en oeuvre cette recherche responsable et détaille 5 points :

  • Indicateurs d’intégrité : compter des haricots n’est pas satisfaisant (facteurs d’impact) ; évaluer la diffusion de la science ouverte est mieux ;
  • Preuve d’un impact : par exemple, évaluer le nombre de recherches dont les résultats sont diffusés quand elles sont finies ;
  • Preuves d’efficacité : comprendre la causalité ; promouvoir des ressources pour apporter des conseils méthodologiques aux chercheurs ;
  • Une culture de confiance : promouvoir des améliorations ouvertes, transparentes, constructives plutôt que punitives ;
  • Learning from each other : collaboration.

L’objectif de Malcolm est que son institution se concentre sur qu’elle peut faire pour améliorer l’intégrité, plutôt que se focaliser sur l’intégrité des chercheurs ! Beau message convaincant mais il faut du temps pour le mettre en oeuvre.

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