Médecine nucléaire : 21 % des auteurs ont été témoins ou ont suspecté une fraude scientifique par quelqu’un de leur département

jnmAvec l’aide de deepl, j’ai traduit ce résumé car ces résultats inquiétants ne semblent pas alerter nos communautés. Il s’agit d’un article publié en septembre 2022 par The Journal of Nuclear Medicine. Il s’agit des mêmes auteurs que ceux de l’article d’hier sur la radiologie ! Même méthodologie, etc…

Objectif : enquêter sur l’expérience des chercheurs de médecine nucléaire en matière de fraude scientifique, de biais de publication et d’attribution d’un titre d’auteur honoraire.

Méthodes : Les auteurs correspondants qui ont publié un article dans l’une des 15 revues générales de médecine nucléaire (selon les Journal Citation Reports) en 2021, ont reçu une invitation à participer à une enquête sur l’intégrité scientifique.

Résultats : Au total, 254 (12,4 %) des 1 897 auteurs correspondants ont répondu à l’enquête, parmi lesquels 11 (4,3 %) ont admis avoir commis une fraude scientifique et 54 (21,3 %) ont déclaré avoir été témoins ou suspecter une fraude scientifique par quelqu’un de leur département au cours des 5 dernières années. Le biais de publication a été considéré comme présent par 222 (87,4 %) et les pratiques d’auteurs honoraires ont été expérimentées par 100 (39,4 %) des répondants. Les répondants ont attribué un score médian de 8 (fourchette : 2-10) sur une échelle de 1 à 10 à leur confiance globale dans l’intégrité des travaux publiés. Lors de l’analyse multivariée, les chercheurs d’Asie avaient significativement plus confiance dans l’intégrité des travaux publiés, avec un coefficient β de 0,983 (intervalle de confiance à 95 % : 0,512 à 1,454, P<0,001). Un sous-ensemble de 22 répondants a soulevé des préoccupations supplémentaires, principalement concernant les critères et les attributions d’auteurs, la qualité généralement médiocre des études publiées et les incitations perverses des revues et des éditeurs.

Conclusion : La fraude scientifique, les biais de publication et la qualité d’auteur honoraire semblent être des pratiques non négligeables en médecine nucléaire. La confiance globale dans l’intégrité des travaux publiés est élevée, en particulier chez les chercheurs d’Asie.

Résumons : les pratiques sont semblables entre deux disciplines… peut-on faire l’hypothèse que ces données sont généralisables aux autres disciplines biomédicales ?

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