Avant le prochain forum de Davos, un rapport a été publié le 15 janvier 2025 par le World Economic Forum. Il est téléchargeable en accès libre (PDF de 104 pages). Vous pouvez lire les ‘Key Findings‘, un digest en ligne et téléchargeable. Un onglet reprend les infographies du rapport. Je l’ai survolé.
Un gros travail avec 900 experts interrogés
Les méthodes sont décrites et je traduis quelques points : L’enquête sur la perception des risques mondiaux (GRPS) est à la base du rapport sur les risques mondiaux depuis deux décennies et constitue la première source de données originales sur les risques mondiaux. Cette année, le GRPS a rassemblé les principales idées sur l’évolution du paysage des risques mondiaux de plus de 900 experts du monde universitaire, des affaires, des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile. Les réponses pour le GRPS 2024-2025 ont été collectées entre le 2 septembre et le 18 octobre 2024.
Le « risque global » est défini comme la possibilité de la survenance d’un événement ou d’une condition qui, s’il se produit, aurait un impact négatif sur une proportion significative du PIB mondial, de la population ou des ressources naturelles. Des définitions pertinentes pour chacun des 33 risques mondiaux sont incluses dans un supplément.
Le rapport a deux grands chapitres : 1) Global Risks 2025: A world of growing divisions avec 5 chapitres (The world in 2025, The world in 2026, Geopolitical recession, Supercharged economic tensions, Technology and polarization) ; 2) Global Risks 2035: A point of no return.
Les risques principaux : tout commence par les publications scientifiques primaires ?
Je reprends une infographie montrant le classement des risques par sévérité, et qui ne mérite pas de commentaires car vous verrez le classement pour 2025 :
Qu’en est-il des publications scientifiques ? Comme d’habitude, pas un mot alors que tout commence par la médiocrité des ce qui est publié par les chercheurs qui contribuent probablement à ces dérives : êtes vous d’accord ou opposés à cette opinion ?
PS : je remercie Michelle Bergadaà







2 commentaires
OUI, tout commence par la médiocrité (quand ce n’est pas la malfaçon) de ce que publient délibérément des éditeurs cupides (souvent incompétents) et des journalistes sensationnalistes (souvent ignares), qui jouent désormais le rôle le plus crucial dans la qualité de la science. Certaines « vedettes scientifiques » (on devrait dire pseudoscientifiques) se conduisent à l’évidence de manière très répréhensible, mais les chercheurs ne sont pas directement en cause. Leurs insuffisances et inconduites sont en réalité une conséquence de l’incurie médiatique permise par le système dont ils dépendent.
Il faudrait que réglementation des allégations scientifiques soit très contrainte à l’échelle internationale, afin que les acteurs vertueux bénéficient d’avantages très incitatifs, tandis que les autres se voient dénier tout statut officiel et que leurs manquements les exposent à des poursuites judiciaires.
Néanmoins, un tel programme expose au risque d’entrave à la liberté de la presse et à la censure par des autorités politisées. Un exemple en cours peut nous inquiéter : le nouveau Président des USA vient (pour commencer…) de suspendre la publication du MMWR, jusqu’à la prise de fonction d’un nouveau directeur du CDC en charge de décider de manière discrétionnaire ce dont il est souhaitable d’informer la population. D’innombrables dirigeants politiques dans le monde veulent manipuler la science au service de leur idéologie personnelle.
L’enjeu est immense. Les énormes difficultés qu’il comporte sont des raisons de plus pour s’en emparer vigoureusement.
Merci pour cet article très utile et instructif. Il m’a vraiment beaucoup aidé