Bon travail des rédacteurs de PLOS ONE et d’un représentant du comité d’éthique de l’Université d’Aix-Marseille

Points clés

C’est une note de la rédaction de PLOS One du 9 mai 2025 qui fait le point sur des articles de l’IHU Méditerranée Infection et maintient la mise en garde d’un article.

De janvier 2018 à mai 2025 sans mettre en cause les données

La lecture de cette note confirmant des mises en garde (Expression of concern) nécessite une connaissance de ces sujets et une mise en situation en considérant les règles éthiques de l’année des recherches. J’ai consulté un collègue d’un comité d’éthique pour être sûr de bien comprendre !! Il a posé plus de questions…  Imaginez le lecteur non français... il ne peut pas comprendre ces pratiques.

plos onePour aboutir à cette note, il y a eu probablement des allers-retours entre les responsables intégrité du groupe PLOS et ‘A representative of the Aix-Marseille Université Ethics Committee‘ dont le nom n’est pas mentionné (l’intégrité scientifique est parfois opaque).

Il s’agit d’un article de janvier 2018 qui semble correct sur le fond, mais je n’ai pas les compétences pour juger cette recherche. Son titre Metabarcoding analysis of eukaryotic microbiota in the gut of HIV-infected patients. Beaucoup de commentaires sur PubPeer à propos de 38 articles ayant le même numéro d’approbation d’un comité d’éthique interne IHU (numéro 2016-011). Parmi les commentaires, il y a la mention d’une étude ayant commencé en 2015..

En décembre 2022, une mise en garde des rédacteurs de PLOS ONE était brève : This article has been identified as one of a series of submissions for which we have concerns about the reported research ethics approval information and the article’s adherence to PLOS research ethics policies.

En bref, sans les conneries de l’hydroxychloroquine, cet article n’aurait jamais eu de questionnements……

Bon travail des deux parties : rédacteurs de PLOS ONE et représentants de l’université d’Aix-Marseille

Et après 2,5 ans cette notice qui détaille la mise en garde, avec une annexe des 55 articles (dont 3 de PLOS ONE et 21 d’une revue ‘maison IHU’). ayant eu le même numéro de comité d’éthique (2016-011). La légende de l’annexe Note that the #2016.011 approval document only indicates approval for the use of stool samples although these articles report collection of other samples including urine, oral fluids, sputum, saliva, vaginal swabs, bronchial aspirates, dental plaque, and bronchoalveolar lavage.

C’est un beau travail car les deux parties ont du batailler…  pour accoucher d’une souris ? Je ne reprends que quelques extraits traduits de cette note :

  • Plus précisément, les préoccupations en matière d’éthique de la recherche comprenaient le fait que l’étude impliquait des participants humains mais n’avait pas reçu l’approbation éthique d’un Comité de Protection des Personnes.
  • En outre, l’article de PLOS One ne fournit pas suffisamment d’informations sur le recrutement des participants et les critères d’éligibilité, qui seraient nécessaires pour reproduire cette étude, et il ne précise pas quand les échantillons utilisés dans cette étude ont été collectés.
  • Un représentant du Comité d’éthique de l’Université d’Aix-Marseille a déclaré que l’enquête institutionnelle sur les préoccupations éthiques a conclu que cet article répondait aux normes éthiques. Il a précisé que les échantillons de selles recueillis dans le cadre de cette étude sont considérés comme des déchets humains et que l’étude ne nécessitait pas l’approbation éthique d’un comité de protection des personnes conformément à la loi française.

Plus loin :

  • En réponse à des questions éditoriales, les auteurs n’ont pas précisé quand les échantillons utilisés dans cette étude ont été collectés. Cette information est nécessaire pour évaluer la conformité de l’article avec la politique de PLOS en matière de recherche sur des sujets humains.
  • PLOS reste préoccupé par l’utilisation répandue du numéro d’approbation éthique, en particulier parce que les articles citant cette approbation font état de la collecte de types d’échantillons non répertoriés dans le document d’approbation.
  • PLOS a identifié des intérêts concurrents potentiels entre le comité qui a accordé l’approbation éthique et un ou plusieurs des auteurs de l’article.

En bref, est-ce une RIPH à déclarer au ministère de la recherche ?

Je suis perplexe sur ces dépenses d’énergie qui montrent un peer review insuffisant

Et pourtant le peer review du groupe PLOS est clairement meilleur que le peer review de ces revues mercantiles de piètre qualité que vous connaissez ! Que cherche-t-on ? Accuser un druide défaillant en nuisant à tous les jeunes chercheurs qui ont bien travaillé et qui vont rajouter ces mises en garde, voire rétractation sur leurs CV. L’Université d’Aix-Marseille n’a pas sanctionné DR pour tout arrêter… elle préfère ennuyer tous ces jeunes chercheurs, la plupart probablement honnêtes.

Des remarques comme celle-ci ‘L’article ne fournit pas suffisamment d’informations sur le recrutement des participants et les critères d’éligibilité, qui seraient nécessaires pour reproduire cette étude, … ‘ s’appliquent probablement à de très nombreux articles qui sont tranquilles… Je vous suggère de relire tous ces articles qui vous plaisent et que vous citez.

En bref… MalaiseMalaise… Malaise après 7,5 ans de controverses car nous ferions mieux de passer du temps sur le peer review…  Les Universités devraient ‘accréditer’ et valoriser des reviewers…  qui seraient garant de la qualité des articles…. Je n’excuse pas les pratiques raoultiennes inadmissibles….    A ce jour, D Raoult a 43 articles rétractés sur l’échelle de Retraction Watch et il est 13ème mondial ex-aequo. En France, pas beaucoup de décisions concernant DR qui vend des cosmétiques.

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