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METASCIENCE 2025 — Jour 3 — Le futur : Focus Research Organizations pour la recherche et le modèle PRC (Publish-Review-Curate) pour la communication ??

Points clés

Dernier jour et je ne participe qu’au matin. Les deux premiers jours ont permis beaucoup de networking, et il y avait un programme riche avec beaucoup de sessions parallèles ? Deux points m’ont réjoui : beaucoup de jeunes chercheurs (ceci n’existait pas au début de ma carrière) et aussi transdisciplinaire (biomedicine, psychology, social sciences, chemistry, ecology, physics…) ce qui améliore les échanges. Des plénières trop longues avec des présentations parfois vides, basées sur des intuitions plutôt que des données probantes. Dans les petites sessions, les discussions étaient meilleures. Londres doit être très loin pour les français, mais pas pour les australiens, américains, etc….

Plenière : Forging new institutions & alliance

Les présentations de 7/8 minutes ont apporté beaucoup d’idées sur le thème ci-dessus.

Chair & launch of the Metascience Alliance: Tim Errington (Senior Director of Research, Center for Open Science). Il a géré la table ronde, mais auparavant nous a proposé de signer Metascience Alliance de COS

Opening keynote: Anastasia Gamick (Co-founder & Chief Operating Officer, Convergent Research). Elle a présenté les fro‘jeux’ entre Academia / Industry / Startups. De la science fondamentale à l’application, il y a un long chemin. Elle a parlé de Convergent Research qui a déjà lancé dix projets de type ‘non-profit start-up’, par exemple Cultivarium et ‘Mapping the pharmome’ avec Eve Bio. Elle a montré le modèle FRO (Focus Research Organizations) qui est expliqué dans l’image ci-contre.  Convaincant mais à voir. Ils ont une carte des ‘gap-maps’ dans certains domaines de recherche.

Keynote panel:
Emmanuel Boakye (Founder, African Reproducibility Network). AREN a été créé en 2022. L’orateur est Ghanéen avec un bon anglais mitraillette. Il évoque surtout AREN (African Reproducibility Network) qui est très anglophone et il a présenté beaucoup de données. Il a cité d’autres projets dans la science ouverte que vous connaissez peut-être, à savoir Libsense qui semble porté par l’Association des Universités Africaines.?’ Très bon exposé, bien applaudi avec sur la dernière diapo : Don’t we have bigger problems to worry about?

Sarah Main (Vice President for Academic and Government Relations, Elsevier). Qu’est ce que Elsevier peut apporter à la communauté Metascience ? Elsevier est un des sponsors de ce congrès, mais il n’y pas d’autres éditeurs. Elle est nouvelle chez Elsevier et sa communication pas très pratique, mis à part le message de collaboration avec les académiques, gouvernements (c’est son job). Elle a évoqué les rapports Elsevier sur les .Genders in Research’, et défendu la parité (OK !).

Sir Geoff Mulgan (Professor of Collective Intelligence, UCL & founder, The Institutional Architecture Lab (TIAL)). Il a mulganprésenté son livre (image) et comparé les organisations publiques qui organisent des comités sans fin, avec des organigrammes figés, avec les sociétés des nouvelles technologies créées dans les années 2000. Comment se sortir des bureaucraties administratives ? Il a cité de nombreux projets… que je suppose décrits dans son livre. Il faudrait rechanger totalement les institutions.

Tracey Weissgerber (Team leader EXCELScIOR project ERA Chair, University of Coimbra). Il y a des challenges pour les étudiants qui commencent leur carrière en métascience sans expérience en recherche. Elle a présenté et commenté un projet européen en cours : EXCELScIOR est un projet de chaire ERA financé par Horizon Europe dont la mission est de développer le potentiel de recherche de l’université de Coimbra par la création d’une équipe dédiée à la métarecherche. L’équipe nouvellement formée encouragera la reproductibilité et l’interdisciplinarité dans les sciences et s’efforcera de rendre la recherche plus efficace grâce à une meilleure utilisation des données, plus fiable grâce à une meilleure vérification, plus transparente et plus adaptée aux besoins de la société.

Transforming research communication: Innovations in publishing, peer review & curation

Fiona Hutton (eLife). Nouveau modèle lancé en 2023 : les auteurs soumettent ; il y a 800 rédacteurs ; évaluations ; avis des auteurs ; reviewed preprint est mis en ligne et les auteurs choisissent de publier l’article sous forme VOR (Version of Record) ou soumettent à un autre journal (qui utilise les évaluations faites). Depuis 2023, 13 000 soumissions à eLife. Des exemples d’évaluations chez eLife ont été montrés et discutés. Le process de eLife est ici. Les enquêtes auprès d’auteurs montrent : greater transparency, less effort wasted in revisions, rapid publication.

Anna Hatch (Howard Hughes Medical Institute). Présentation de programmes de formation pour apprendre le peer review. Il s’agit du programme TAP pour étudiants PhDs et postdocs. C’est bien fait pour de jeunes chercheurs : il faudrait éviter ces vieux reviexers…

Vanessa Fairhurst (PREreview) The importance of training in peer review. Le pool des relecteurs actuel : blancs, males, pays développés… Elle a commenté un article de 2019 dans eLife : Research Culture: Co-reviewing and ghostwriting by early-career researchers in the peer review of manuscripts. PREreview veut supporter les jeunes chercheurs pour faire des évaluations.

Katie Corker (ASAPbio). What is the publish-review-curate model of publishing. Le modèle PRC concerne les articles, données, codes, etc… Pour comprendre ce modèle, je vous propose un bon billet du blog Science Ouverte de l’Institut Pasteur. Environ 35 platerformes évaluent des preprints.

André Brasil (Leiden University). Il a présenté MetaROR : MetaResearch Open Review. C’est une plateforme avec le modèle PRC, sous couvert de RoRI. C’est aussi un projet de recherche. L’avenir ? Publication et Review seront dissociés ?? Vous déposez vos preprints et il n’y a pas de décision ‘accepter ou refuser’…   toute la science peut être publiée..   L’évaluation se fait ensuite et les reviews ont un DOI, faisant partie de la construction des savoirs.

Eileen Clancy (Center for Open Science) a présenté le projet Lifecycle Journal que j’ai évoqué sur ce blog, modèle PRC. C’est un modèle diamant. L’évaluation est décentralisée et beaucoup de systèmes existent, dont PCI, PREreview, MetaROR, OGA, RegCheck Unjournal, et bien d’autres. Le projet débute et il y a six publications sur le site.

prc

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