Reconnaissons au Lancet sa modestie quand il publie le 16 juin 2012 une lettre l’accusant d’être au service de l’industrie. Des experts anglais ont soumis une lettre à propos de 2 essais randomisés dans le diabète avec une nouvelle insuline. Leurs arguments :
- les centres investigateurs ont recruté moins de 10 malades pour une maladie fréquente car l’objectif devait être d’augmenter les centres pour faire connaître le médicament ;
- les critères principaux n’étant pas significatifs, des critères secondaires légèrement significatifs ont été ‘promus’ ;
- plutôt que de faire croire que des preuves existent en faveur de la nouvelle insuline, ces articles auraient dû se limiter à des hypothèses ;
- The Lancet tire ses ressources de tirés à part d’essais industriels ;
- ces essais ont été analysés par des statisticiens de l’industrie et écrits par des rédacteurs payés par l’industrie.
Ces auteurs accusent The Lancet de mauvaises pratiques éditoriales et citent Richard Horton, le rédacteur en chef, écrivant dans un tweet récent : « nous avons reçu aujourd’hui 10 essais randomisés dans lesquels le sponsor a tout fait : mais que font les auteurs ? » et Richard a aussi raison.
Combien de revues françaises accepteraient de publier des lettres les accusant de mauvaises pratiques ? Zéro probablement ?
Burch D et al. What are editors for ? Lancet 2012;379:2240
Un commentaire
Mais il continue quand même à publier un peu n’importe quoi comme essai ou du moins il accepte des conclusions totalement inadmissibles exemple dans le Lancet de cette semaine avec l’essai IST.
Publier des lettres leur permet de se dédouaner à bon compte et de poursuivre leur pratique limite.
Mais bon c’est le jeu du lancet depuis longtemps maintenant