Interdisons les communiqués de presse sur les études animales, car ils sont vraiment trompeurs

Points clés

Press releasesCet éditorial (Evid Based Med, June 2014) attire notre attention sur la mauvaise qualité des communiqués de presse dans le domaine scientifique. Quelques idées sont intéressantes : on ne devrait pas accepter de communiqués de presse sur les études cliniques ayant utilisé un critère de substitution comme critère de jugement principal, et on ne devrait pas faire de communiqués de presse sur les études animales. Je suis bien d’accord : trop détudes animales nous expliquent que quelques souris ont été guéries, sans tenir compte de celles qui se sont échappées ! En interdisant ces communiqués de presse, nous ne serions pas pollués par ce débat OGM/Séralini sans issue à court terme, et dont il est certain que ce ne sont pas les rats qui donneront la réponse !

Il ne faut pas accuser les journalistes car ils ne sont pas les responsables : les mauvais communiqués de presse sont dûs à la cupidité des chercheurs et de leurs institutions, et des rédacteurs des grandes revues. Les institutions et chercheurs veulent des ressources pour continuer leur travail et le communiqué de presse est un moyen d’attirer l’attention. Les rédacteurs veulent augmenter la notoriété de leur revue, et le nombre de citations. Ceci explique une entente implicite entre ces acteurs pour faire de nombreux communiqués de presse de qualité moyenne voire mauvaise.

L’auteur, JJ Fenton, Californie, rêve en espérant moins de communiqués de presse, ayant une meilleure qualité. La science est dirigée par la notoriété, la recherche de ressources et les communiqués de presse sont donc embellis.

Fenton JJ. Journals should lead the way in improving medical press releases. Evid Based Med 2014;19:81-82.

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2 commentaires

  • Dans l’éditorial de Joshua J Fenton j’ai pour ma part relevé ceci : « Alarmingly, in the guise of original reporting, many press releases issued by academic institutions appear verbatim on newspapers and websites with nothing to notify readers that the text is nothing more than a press release.  »
    Il me semble que l’on pourrait déjà assez facilement remédier à cette situation, par exemple – si les guidelines n’y suffisaient pas- en ouvrant un blog dont le titre pourrait-être Verbatim Watch pointant du doigt les articles qui ne signaleraient pas être la reprise pure et simple d’un communiqué de presse. (Un travail pratique pour étudiant ?).
    D’ailleurs, à vrai dire, je n’ai aucune idée du mode de circulation des communiqués de presse que l’article lui-même ne détaille pas vraiment.

    Répondre
  • Bonjour
    en fait la rédaction initiale des communiqués de presse, faite par les scientifiques, ou un bureau de communication de l’organisation académique ou privée, est déjà trompeuse le plus souvent.
    Ces communiqués sont envoyés par les signataires (ou leur service communication) sur des listes de journalistes et aux agences de presse qui les diffusent.
    Cdlmt

    Répondre

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