Le nouveau modèle économique pour diffuser la science est adopté par la plupart des pays producteurs de science. L'abonnement est obsolète et il les résultats des recherches doivent être d'accès libre. Une tribune du Monde est en accès libre le 6 mars 2016, avec pour titre "Pour une science ouverte". De nombreux signataires prestigieux, avec un message en début d'article : "En tant que chercheurs, nous considérons que les résultats de la recherche scientifique constituent un bien commun qui appartient à tous et qui doit circuler le plus largement possible. A ce titre, nous nous réjouissons du vote de la loi numérique à l’Assemblée nationale le 26 janvier et souhaitons que le Sénat le confirme en approuvant ce texte dans les mêmes termes."
Il s'agit aussi d'un plaidoyer pour les archives ouvertes : "Alors que les sciences physiques et les mathématiques ont montré la voie dès 1991 et sont aujourd’hui quasiment en accès ouvert à 100 % grâce à arXiv, nous appelons les autres disciplines à faire de même, en utilisant HAL,infrastructure nationale de dépôt des articles en archives ouvertes, ou l’archive ouverte de leur établissement connectée à HAL."
L'accès ouvert est inévitable, et c'est bien. La disparition de l'abonnement va vite… mais que feront les revues en langue locale non indexées dans des bases internationales ? Où va le modèle économique : les chercheurs payent une APC (Article Processing Charge) aux revues… donc c'est publier à compte d'auteur. Est-ce un danger ? Le premier problème a été l'apparition de milliers de revues prédatrices qui menacent le système des publications. Pour s'en sortir, il faudra éliminer ce système de paiement par les auteurs !
Le problème de fond ne change pas : il faudrait lutter contre l'obésité des curriculum.. car publier des recherches embellies n'arrange personne. Des suggestions, comme celle de R Smith, méritent relecture : les revues actuelles doivent disparaître pour un meilleur système !