Glissement éditorial des revues BMC Series… Pour publier du volume plutôt que la qualité ? Pour augmenter des ressources ?

GlissementLa responsable 'publisher' des revues BMC Series (plus de 60 revues) semble réorienter certaines politiques éditoriales (en principe, les rédacteurs devraient décider, mais ils seront mis devant un fait accompli). Il s'agit peut-être d'une orientation stratégique plutôt commerciale qu'éditoriale. Une sorte de glissement dangereux… Je vous copie des extraits de cette information transmise aux rédacteurs de BMC series : 

As an editor for BMC xxxx, you will be aware that the BMC-series journals have always aimed to provide a home for all publishable research. The subject-specific journals such as BMC xxxx have an inclusive threshold: this means that editorial decisions are based on the soundness of the research presented rather than the novelty or potential impact of the work. We are keen to ensure that this ethos is understood by all our potential authors as well as our reviewers and editors, and we are aware that our current threshold wording does not make this as clear as we would like.

We have therefore clarified the wording of the editorial threshold for the journals. Revised wording for editorial threshold

The BMC-series subject-specific journals do not make editorial decisions on the basis of the interest of a study or its likely impact. Studies must be scientifically valid; for research articles this includes a scientifically sound research question, the use of suitable methods and analysis, and following community-agreed standards relevant to the research field. Specific criteria for other article types can be found in the submission guidelines.
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Il faut décoder, car ils ont employé les termes stratégiques de PLOS ONE : en pratique 'arrêtez de refuser des articles dont la méthode est bonne au prétexte qu'ils n'apportent rien de nouveau ! Faire payer les auteurs est important pour la survie des revues. Je vous rappelle que PLOS ONE a un taux d'acceptation des articles soumis d'environ 65 à 70 %. Ceci optimise les finances quand les auteurs payent 1250 $ voire plus à l'acceptation des manuscrits. Ne confondez pas avec des revues sélectionnant les articles, avec des taux d'acceptation entre 10 et 30 % selon les spécialités.

Ces stratégies sont difficiles à suivre, car il faut aussi publier toutes les recherches, y compris les 'négatives'. Les publications changent vite, mais comment les systèmes vont se réguler ? Je ne sais pas :

  • Nous avons connu 200 ans stables, où l'abonné, le lecteurs étaient les payeurs…  comme dans tous les modèles économiques de la consommation !!  Etonnant, NON !
  • Avec le gold access (depuis 2002), ce sont les chercheurs qui payent pour publier un manuscrit qui sera en accès libre ; on pourrait imaginer que les ressources des revues soient influencées par les taux d'acceptation des articles !!  Etonnant, NON !
  • Avc les projets d'archives ouvertes soutenus par les institutions (gratuit pour chercheurs et lecteurs), va-t-om rapidement vers de nouveaux modèles de communication de la science ? (voir billet d'hier).

Merci à Valery Ridde

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