Que vont devenir les professions qui ont une majorité de femmes en début de carrière : l’égalité des sexes pour demain ?

Epidemiology sexLes spécialités changent avec la disparité des sexes qui évolue vite : la science serat-elle féminine ou pas ?  Il s'agit d'une analyse originale du changement de la discipline épidémiologie par des chercheurs des NIH aux USA. La publication dans le numéro de mars 2017 de la meilleure revue de la spécialité, Epidemiology, a pour titre « The changing face of epidemiology. Gender disparities in citations? ». C’est dommage que le titre ne soit pas plus informatif pour un article de 13 pages, avec des données supplémentaires en format électronique. Il est accompagné d’un excellent éditorial avec des réflexions sur l’égalité des sexes dans les disciplines académiques : une égalité serait-elle préférable aux disparités observées ? Toutes les causes évoquées pour expliquer les disparités sont discutées : harcèlement, tâches ménagères, ambition, etc… Le titre de l'édito est clair : "Gender equity in epidemiology. Miles to go".

L’article représente un énorme travail à partir de 4149 articles dans les 6 meilleures revues d’épidémiologie, publiés entre 2008 et 2012. Une enquête auprès de 29 départements d’épidémiologie a été faite. Le travail a été bien fait car déterminer le sexe des auteurs n’a pas été facile (noms asiatiques par exemple). Plusieurs méthodes ont été croisées, et dans environ 10 % des cas, il n’a pas été possible de déterminer le sexe des auteurs de ces articles.

Les auteurs ont montré une prévalence supérieure des femmes au niveau des étudiants, et des postes académiques de début de carrière. Il y avait moins de femmes dans les positions de seniors. Les femmes étaient plus souvent premier auteur, et bien moins souvent dernier auteur des publications. Par contre les comités de rédaction des revues ont une prédominance masculine marquée.. et tous les rédacteurs en chef étaient des hommes. Les femmes ont tendance à collaborer avec les femmes, et de même pour les hommes. Les articles avec des hommes en premier et dernier auteur ont été plus cités, en moyenne 5,7 fois, avec un intervalle de confiance entre 2,1 et 9,4 (la revue épidémiologie n’accepte plus les p values dans les articles).

Les données sont nombreuses et intéressantes, comme sur l'image ci-dessus ! Il semble que dans d’autres domaines de la médecine, les répartitions soient identiques. La discussion est essentiellement sur l’avenir : va-t-on observer un changement démographique avec plus de femmes dans les positions seniors et celles de décideurs ? Est-ce que le pipeline sera lent ou dysfonctionne-t-il ? Lent s’il faut une génération pour que les femmes ‘prennent le pouvoir’ ou dysfonctionnel si la situation actuelle ne change pas ?

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