J Beall nous livre son expérience des revues prédatrices : ‘on’ lui a demandé de se taire !

SOADepuis la fermeture de son blog sur les revues prédatrices, Jeffrey Beall a un peu disparu de la scène. Il n'est pas venu au congrès mondial sur l'intégrité. Il vient de publier une opinion dans Biochemia Medica avec le titre "What I learned form predatory publishers". Son blog 'Scholarly Open Access' a été lancé en janvier 2012 et fermé en janvier 2017 sous la pression de son employeur, l'Université de Denver, Colorado.

Dans cet article, il raconte d'abord comment est arrivé l'Open Access, la création du modèle économique où les auteurs payent, ce qui logiquement a attiré des gens peu scrupuleux. C'est en 2008/2009 que des  revues prédatrices sont apparues, avec pour objectif principal de faire d' l'argent plutôt que de communiquer de la bonne science. Mais toutes les revues Open Access ne sont pas des prédateurs… heureusement.

Jeffrey explique que les revues prédatrices, n'aimant pas son travail, ont harcelé son université, ses collègues par des emails pour le dénoncer, expliquer que ses pratiques n'étaient pas éthiques. L'objectif était de détruire l'image de l'Université de Denver. Parmi les prédateurs, MDPI a été l'un des plus agressifs. Les responsables de l'Université ont demandé à Jeffrey d'arrêter le blog pour arrêter tous ces emails agressifs. Dans son expérience, Jeffrey n'a probablement pas été soutenu par ses collègues. Il explique que les chercheurs aiment les éditeurs qui publient leurs articles…  surtout les chercheurs dont les recherches sont refusées par les revues prestigieuses..  et qui utilisent ces revues prédatrices. Jeffrey explique l'utilité des listes noires et des listes vertes pour les revues (nous avons vu l'exemple de l'urologie). L'évaluation peut être plus facile pour les jurys.

Jeffrey explique que la plus grande menace pour la science, ce sont les revues prédatrices, et que l'industrie respectable de la publication est en déclin. Les revues sont devenues des archives d'articles pour lesquelles les chercheurs payent pour déposer leurs articles. Les maisons d'édition seraient responsables de leur déclin ! Le futur de la publication pour Jeffrey : les archives de preprints et les "overlay journals". L'avenir serait donc le dépôt des preprints et les rédactions des revues choisiraient les preprints reconnus corrects méthodologiquement, nouveaux, scientifiques et importants pour la discipline….

Sa conclusion : ceux qui m'ont attaqué le plus sont des collègues documentalistes…   on s'en doutait !

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