Comment faire un bon atelier pour former à la rédaction médicale ? C’est toujours possible de s’améliorer

KolbEnseigner la rédaction médicale est ingrat : les praticiens hospitaliers croient tout savoir, les praticiens plus âgés ne veulent pas être mis en difficulté en présence de praticiens plus jeunes, les jeunes sont coachés par des praticiens qui n’ont jamais appris à écrire en science. Conclusion : dans de nombreux pays la rédaction médicale n’est pas enseignée … elle est apprise par une bonne méthode qui consiste à apprendre par l’erreur… cela prend du temps.

Article agréable à lire (31 juillet 2017) dans une des revues de l’AMEE (Association for Medical Education in Europe), MedEdPublish. Cette revue est en général réservée aux étudiants comme auteurs : Developing a Writing Workshop for Clinician-Educators: A Synergistic Integration of Ethics, Rhetoric and Education Theories, and Social Science, par une équipe du Texas ayant 25 ans d’expérience dans la formation à la rédaction.

Surprenant : ils n’utilisent que des ateliers interactifs de 1,5 à 3 heures. Possible, mais mon expérience est qu’il faut au moins deux (voire trois) jours d’atelier pour apprendre et progresser.

Intéressant : ils utilisent des exemples basés sur le baseball avec 3 parties. Je cite les méthdoes : Know the Playing Field” (publication ethics, journal selection/timing, accountability, boundaries), “Learn New Strategies” (publication standards, rhetorical statement, IMRAD), and “Score the Home Run!” (finalizing and submitting the manuscript, responding to reviewers).

Professionnel : ils savent bien faire pour faire participer les auditeurs, avec des interactions à partir d’exemples, de cas. Ils décrivent très bien dans l’article les méthodes d’apprentissage (voir image ci-contre).

Autosatisfaction : ils utilisent la ‘smile sheet« , c’est à dire la feuille remplie à chaud en fin d’atelier…   Les participants sont toujours contents avec ce genre d’évaluation très aimée des organisateurs de formation. Les critères d’évaluation sont l’écart entre la fin du travail et la soumission à une revue, et le taux d’acceptation des articles qui seront soumis à des revues par les participants.

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