Après l’Allemagne, aura-t-on en France un bras de fer entre financeurs et maisons d’édition ? Très compliqué… attention aux messages simples !

Open accessDepuis quelques semaines les bibliothèques allemandes négocient avec les maisons d'édition pour avoir un accès libre et gratuit aux contenus de toute les revues. En janvier 2018, il ne semble pas qu'un accord ait été obtenu, et des institutions n'ont pas renouvelé les abonnements… les maisons d'éditions continuant d'apporte un service..  situation difficile. Laissons les négociateurs faire de leur mieux dans l'intérêt des parties.

En France, les négociations sont menées par le consortium Couperin (Consortium unifié des établissements universitaires et de recherche pour l'accès aux publications numériques) ; c'est une association à but non lucratif financée par les cotisations de ses membres et subventionnée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le site de Couperin contient toutes les informations relatives aux contrats avec les maisons d'édition, aux news autour de l'Open Access. 

Je ne suis pas régulièrement ces négociations difficiles pour les deux parties, avec des lobbies divers qui s'expriment. Les chercheurs ne savent pas reconnaître la valeur ajoutée des maisons d'éditions, et certains envoient des manuscrits peu clairs… Les chercheurs veulent une science gratuite, mais comment ce modèle pourra tenir… il faut un système économique pérenne qui ne favorise pas les revues prédatrices : comment faire ? Les lois numériques imposent que tous les résultats des recherches à financement public (pour au moins 50 %) soient d'accès libre 6 mois après publication. Des négociations sont en cours en France. Des menaces d'accès d'abonnements coupés existent. Par exemple Springer pourrait couper des abonnements d'après la bibliothèque inter-universitaire de santé à Paris, mais Springer a démenti !

Les maisons d'édition rendent de nombreux services. Par exemple Kent Anderson sur le blog Scholarly Kitchen a une liste très étayée des 96 missions des maisons d'éditions. Elles apportent un service. C'est impressionnant et à mettre en balance avec des prises de position diverses, de type syndical. Les conflits sont autour des profits des maisons d'édition; mais certaines (PLOS One) perdent de l'argent…   La prise de position de la SFE2 est claire, mais outre la demande de tout gratuit, ont-ils réfléchi au système que l'on veut… et je reprends quelques phrases de leur site :

Les membres de la Société Française d’Écologie et d’Évolution:

  • Engagent les organismes nationaux négociant les accès aux revues scientifiques avec les maisons d’édition, et au premier chef le consortium Couperin, à être extrêmement fermes dans les négociations dans l’intérêt de la science et du bien commun sur le long terme.
  • Acceptent le risque de désabonnement si les conditions proposées ne sont pas jugées acceptables. Ils rappellent qu’il existe des solutions alternatives pour accéder à l’information scientifique (dépôts publics HAL, arXiv, bioRxiv ; demande directe aux auteurs, désormais facilitée par les réseaux sociaux “académiques” ; etc.).

 

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