60 Académies européennes en faveur du libre accès en attirant l’attention sur les dangers : enfin des positions raisonnables et non militantes

ALLEA (the European Federation of Academies of Sciences and Humanities, was founded in 1994 and currently brings together ALLEAalmost 60 Academies in more than 40 countries from the Council of Europe region) a publié en décembre 2018 une réponse au plan S. C'est une déclaration de 8 pages, bien faite en insistant sur un Open Access raisonnable et accompagné… ce qui n'est pas le cas du plan S. Des chercheurs ont considéré que le Plan S était une violation de la liberté académique. Voici les recommandations à la fin de ce document :

  • La Coalition S devrait engager un dialogue constructif avec des organismes représentatifs des milieux universitaires et de la recherche, tant au niveau européen que mondial.
  • Une attention particulière devrait être accordée aux préoccupations des chercheurs en début de carrière qui seront les plus touchés.
  • La mise en œuvre du Plan S devrait s'inscrire dans le contexte plus large de la transition vers la science ouverte et le libre accès FAIR. L'approbation des données FAIR et du libre accès au niveau national devraient être encouragées.
  • Des programmes de recherche devraient être lancés pour mettre au point de nouvelles méthodes et de nouveaux outils permettant de mettre au point des indicateurs numériques facilement compréhensibles pour mieux évaluer les résultats individuels de la recherche. Cela éliminerait en grande partie la tendance actuelle à utiliser la réputation de la revue ou de l'éditeur comme substitut de la qualité et à faire adopter les principes de DORA qui sont beaucoup plus simples. Cela améliorerait aussi considérablement la fiabilité de la communication scientifique et académique.
  • Une analyse économique détaillée de l'édition académique devrait être entreprise pour quantifier les vrais coûts et assurer l'utilisation la plus efficace possible des ressources financières et humaines.

Il est vrai que des militants, opposés au modèle ancien des publication payantes des sociétés savantes, mélangent tout avec les désir de détruire un système existant… Le transformer serait plus raisonnable, car détruire des métiers supposent en créer d'autres ailleurs…. Le libre accès, OUI, mais dans le respect des acteurs existants, sans chasse aux sorcières.

Les principes FAIR sont ici.

Un truc drôle qui traduit l'inertie des systèmes : la plupart de nos institutions françaises ont signé DORA, mais dans les faits, le dieu facteur d'impact règne sans limites…. Je rappelle la première recommandation de DORA :

  1. Ne pas utiliser les indicateurs basés sur les revues, tels que les facteurs d’impact, comme succédané d’appréciation de la qualité des articles de recherche individuels, pour évaluer les contributions d’un scientifique en particulier ou pour prendre des décisions en matière de recrutement, de promotion ou de financement.
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