Non aux preprints pour des revues d’orthopédie

Non PreprintDans le domaine de la médecine, des voix s'élèvent pour ne pas accepter les preprints.. et cette fois-ci, ce sont 4 revues prestigieuses d'orthopédie qui publient un éditorial commun début 2019((voir tirte dans l'image de gauche). Cet éditorial rappelle d'abord la sacro-sainte règle d'Ingelfinger, un ancien rédacteur en chef du NEJM qui avait institué cette règle : une revue scientifique ne prend pas en considération des articles dont tout ou une partie des résultats ont été diffusés au grand public. La communauté scientifique doit garder la primeure des résultats des recherches. Nous avons déjà relaté les réserves des rédacteurs du JAMA, avec la publication d'opinions réservées. L'archive médicale pour les preprints (MedArXiv), prêtre depuis plus de 2 ans, n'est pas officiellement lancée. Par contre Lancet et BMJ sont en faveur des preprints.

Voici les arguments principaux :

  1. Les serveurs de préprints peuvent être perçus par certains (et utilisés par des chercheurs moins scrupuleux) comme des preuves même si les études n'ont pas fait l'objet d'un examen par les pairs ; le public peut ne pas être en mesure de discerner un préprint non revu par les pairs d'un article important dans une revue prestigieuse.
  2. Il semble peu probable que le genre de dialogue préalable à la publication qui a eu lieu dans d'autres disciplines universitaires (comme les mathématiques et la physique) aura lieu en médecine ou en chirurgie parce que les incitatifs sont très différents.
  3. Les serveurs de préprints peuvent conduire à 2 versions concurrentes, voire contradictoires, du "même" contenu disponible en ligne en même temps, ce qui peut causer (au moins) de la confusion et (au plus) de graves dommages.
  4. Pour la plupart des diagnostics médicaux (et surtout chirurgicaux), quelques mois d'examen des résultats d'une étude ne font aucune différence ; le rythme de la découverte et de la diffusion est généralement adéquat.
  5. Il existe de meilleurs moyens d'atténuer les biais positifs et de promouvoir la transparence, qui sont les deux avantages principaux présumés des serveurs de préprints.

Cette position concerne les recherches humaines, et pas la biologie.

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