Principes de Hong Kong pour évaluer les chercheurs : Encourager l’intégrité de la recherche

Lors du congrès mondial de l'intégrité scientifique en juin 2019 à Hong Kong, j'ai participé à l'un des cinq groupes de travail dont les objectifs étaient de proposer des principes pour évaluer les chercheurs. Un texte a été proposé avant le congrès, discuté pendant le congrès, mis en ligne pour avoir des commentaires (plus de 100 ont été envoyés), avant d'avoir une version finale. Cette version a été déposée sous forme de preprint en attendant une publication. Le groupe des 9 rédacteurs représente des pays différents, des expériences différentes. Ils se connaissent bien entre eux, et pour les revues c'est S Kleinert, Lancet qui participaient. Sabine Kleinert avait coordonné les CLUE guidelines lors d'un précédent HK Mancongrès (2017). CLUE pour Cooperation & Liaisons between Universities & Editors, déposé en preprint et jamais actualisé….

Ces principes sont bien faits car ils donnent des exemples. Il y a 86 références et une figure.

  1. Évaluer les chercheurs sur les pratiques responsables de la conception à l'exécution, y compris l'élaboration de l'idée de recherche, la conception de la recherche, la méthodologie, l'exécution et la diffusion efficace.
  2. Valoriser l'exactitude et la transparence des rapports de toutes les recherches, quels qu'en soient les résultats.
  3. Valoriser les pratiques de la science ouverte (recherche ouverte) – comme les méthodes, les matériels et les données ouvertes.
  4. Valoriser un large éventail de recherche et d'érudition (scholarship), comme la réplication, l'innovation, la traduction, la synthèse et la méta-recherche.
  5. Valoriser une gamme d'autres contributions à la recherche et aux activités savantes responsables, comme l'examen par les pairs pour les subventions et les publications, le mentorat, la sensibilisation et l'échange de connaissances.

Il y a des trucs qui décoiffent : d'abord ne pas utiliser facteur d'impact, H index auxquels sont attachées nos institutions (qui signent DORA sans l'appliquer), les citoyens (patients en médecine) devraient participer aux choix des grandes thématiques de recherche. L'idée est de faire de la recherche pour les citoyens, par pour les chercheurs !

Quand je pense que je croise tous les jours d'éminents collègues et individus qui ne jurent que par le facteur d'impact ! Faudra-t-il plus d'une génération pour évoluer un peu ?

Partagez cet article sur les réseaux:
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

Vous pourriez aussi aimer