La sous-représentation des femmes dans les publications pas prête de s’arrêter.

Points clés

C’est un domaine pour lequel, nous ferions mieux d’agir que de continuer de faire des recherches. Tout a été montré : des comités de Gender disparities rédaction des revues avec peu de femmes, moins d’articles avec des femmes en premier auteur, moins de femmes reviewers, les articles des femmes sont plus refusés que ceux des hommes, quand il y a ‘these 2 authors equally contributed’, la femme est derrière, etc… Encore une recherche à partir de 72 000 commentaires sollicités par des revues médicales (dont les éditoriaux) entre 2013 et 2017 : les femmes ont 20 % de moins de chance d’être autrice d’un éditorial que les hommes, etc..  allez lire ! Les désavantages sont plus importants pour les femmes qui ont réussi !

L’éditorial du 23 octobre 2019 accompagnant cet article a été écrit par deux femmes (rédactrices du BMJ et de Headache) qui abordent deux points. Le titre de cet édito : "Underrepresentation of women among authors of invited commentaries in medical journals — Where are the female editorialists?"

What it matters?

C’est un problème systémique et pas d’individus, et tout le monde perd ! Des arguments réels montrent les effets délétères de cette situation.

What can be done ?

Ce sont aux rédactions de revues de se bouger pour changer, mais ce n’est pas facile, notamment parce que les femmes refusent plus souvent d’être reviewer d’un article !

Partagez cet article sur les réseaux:
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Un commentaire

  • En 2019, au Cirad (établissement public avec 800 scientifiques), nous avons mené une étude sur le genre homme-femme des auteurs et relecteurs Cirad de publications pour la période 2014-2018 (2018 pour les relecteurs).
    En rapportant les résultats au nombre de scientifiques Cirad par genre, on constate que :
    1) La contribution des femmes du Cirad aux publications est plus faible que celle des hommes (rapport de 0,86)
    2) Alors que la contribution des femmes est double de celle des hommes (rapport de 2,13) pour les thèses, elle est moindre pour les mémoires d’HDR (rapport de 0,84)
    3) Les femmes publient plus d’articles comme 1er auteur.e que les hommes (rapport de 1,33)
    4) Dans le Web of science (WoS) et Scopus, plus on progresse dans le classement des articles Cirad les plus cités (Top 10%, Top 1%, Top 0,1%), plus la part relative des contributions des femmes Cirad diminue
    5) La contribution des femmes aux comités éditoriaux de revues scientifiques est beaucoup plus faible que celles des hommes (rapport de 0,29)
    6) La contribution des femmes comme reviewer est inférieure à celles des hommes (rapport de 0,64).
    Malgré ses limites (le genre des coauteur.e.s non Cirad n’a pas été étudié), l’étude permet de questionner ce qui se joue dans l’acte de publication : responsabilité, effacement ou prise de pouvoir, (auto)censure, etc.
    Pour accéder à l’étude : https://doi.org/10.18167/agritrop/00452

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

Vous pourriez aussi aimer