Twitter ne devrait pas être utilisé pour partager des cas cliniques

Case reports twittetJ'ai remarqué, et je ne suis pas seul, que des cas cliniques étaient parfois publiés sur le réseau social Twitter. C'est peut-être le cas sur d'autres réseaux sociaux ! Un court article d'octobre 2019 dans The American Journal of Medicine attire justement notre attention sur des dérives. Nous voyons apparaître sur Twitter soit des iconographies (imagerie, électrocardiogrammes, vidéos, histologies, échographies, dermatologie, etc..) accompagnant une questions de moins de 280 caractères, du type 'devinez', soit des suites de messages décrivant un cas clinique avec des commentaires. Ce sont des 'tweetorials'. Il y a des fils dédiés à des échanges médicaux, comme #MedTwitter par exemple.

NON, Twitter n'est pas le vecteur de cas cliniques pour de nombreuses raisons :

  • un cas doit suivre le processus du peer-review avant d'être publié pour des collègues ;
  • les cas ne peuvent être discutés qu'avec le patient, des confrères, mais jamais avec le public ;
  • les données sont la propriété du patient, et ne pourraient être diffusées qu'avec son autorisation explicite, signée, du type : "j'accepte que mon cancer ou mon furoncle soit montré au monde entier'.

En anatomopathologie, c'est habituel de partager des images anonymes de tissus. Le propriétaire de l'image est celui qui a fait la photographie. Des articles expliquent les règles pour partager ces documents sur les réseaux sociaux, comme par exemple dans les Archives of Pathology and Laboratory Medicine en août 2018. Vous pouvez consulter un article d'août 2018 dans le cadre des lois américaines, montrant les bénéfices des réseaux sociaux : Keep Calm and Tweet On: Legal and Ethical Considerations for Pathologists Using Social Media. Est-ce que des échanges confraternels peuvent être mis sur la place publique ? Des groupes fermés sur Facebook sont probablement utiles, mais prudence.

Des universités, et facultés de médecine, commencent à publier des recommandations sur l'utilisation des réseaux sociaux, par exemple NorthWestern University, Feinberg School of Medicine.

 

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Un commentaire

  • En revanche, un blog peut être utilisé pour partager des cas cliniques:)
    ‘Réalités Biomédicales’, sur le site internet du journal Le Monde, raconte des cas cliniques étranges, insolites, déroutants, hallucinants, exceptionnels, incroyables, inimaginables, inoubliables.
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/
    « Rien que de la médecine et de la biologie, mais sous un autre angle »

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