Un article publié devrait permettre d’obtenir sa thèse de médecine

STEM studentsCela n'engage que moi !

Publier un article scientifique est un exercice ambitieux pour un étudiant, mais très valorisant. Ce qui est possible pour des thèses de science devrait être possible pour une thèse de médecine. Avoir un article accepté est parfois plus difficile que de passer une thèse devant un jury complaisant. La publication passe par le système de peer review qui est le plus souvent difficile : dans les bonnes revues de sociétés savantes, le peer review est sérieux. Les avis (encore trop souvent anonymes) améliorent beaucoup les manuscrits.

C'est un billet (24 octobre 2019) écrit pas une jeune thésarde en entomologie qui défend cette position. Ce billet a été déposé sur un bon blog américain INSIDE HIGHER ED qui concerne les problématiques de l'enseignement supérieur. L'auteur du billet a publié 5 articles (un par an) qui ont constitué les 5 chapitres de sa thèse.

Les recommandations pour les thèses de médecine, dites thèses articles, ne sont pas toujours claires dans certaines UFR. Quand elles sont claires, elles ne sont pas toujours suivies. Ecrire un article qui sera publié dans une revue internationale à comité de lecture est plus difficile et plus valorisant qu'écrire une thèse. Nous sommes tous d'accord, mais qui passe à l'acte ? Il ne s'agit pas de proposer que toutes les thèses soient publiées sous forme d'article ! Au moins quelques unes…  et avant la soutenance !

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6 commentaires

  • Qui peut le plus peut le moins !
    Un article, un poster ou une communication orale auront toujours plus de valeur scientifique qu’une thèse écrite sur un coin de table, à propos d’un cas et d’une (vague) revue de la littérature, thèse rapidement expédiée et validée par un jury qui n’a aucune envie de recaler l’impétrant !
    Par contre une équivalence article thèse fera disparaitre la cérémonie et le coté solennel de la remise du titre de Docteur, en présence de la maman larmoyante, du papa fier comme un coq, et des copains d’internat qui piaffent d’impatience d’en finir et de passer à la post-thèse 🙂

    Répondre
  • Bonjour,
    C’est d’ailleurs ce qu’il se passe en Suisse, où la validation de la formation postgraduée (équivalent de l’internat) prévoit (entre autre) une publication d’article avec peer review.
    Cela permettrait également une meilleure diffusion des résultats de ces travaux.
    Jérémy

    Répondre
  • Bonjour
    le désuet dans la thèse plait encore :
    la liste de tous les profs de la fac sur plusieurs pages.. que le jury vérifie bien pour voir si leur nom est cité et correctement !
    les pages sans fin de remerciements hypocrites aux profs qui n’ont rien fait pour la thèse, à la famille, etc…
    les longueurs inutiles, dont le jury sait bien que ce sont des plagiats de livres ou autres articles… il est fabuleux de voir des pages pour décrire une maladie, ses critères, etc… dans un document destiné aux spécialistes des cette maladie…
    Mais le désuet plait, et les thèses continueront à remplir des cimetières puisque la plupart sont oubliées dès le lendemain de la soutenance, oubliées car non publiées..
    Merci pour vos remarques,
    Cdlmt

    Répondre
  • Bonjour
    Ce n’est pas tant le travail que cela représente (il y a des articles publiés qui sont baclés et des thèses superbes et impeccables) que le fait malheureux qu’une thèse si elle n’est pas publiée n’aura jamais d’impact sur les connaissances scientifiques et ne sera pas citée. Les bibliothèques universitaires sont encombrées de ces documents qui ne seront jamais consultés, jamais identifiés, et jamais versés aux références d’un travail.
    Le problème du délai (temps de préparation, temps d’attente de CPP, temps de collecte et d’analyse des informations, temps de rédaction, temps de soumission, temps de travail des référés, temps d’écriture de la révision, temps d’acceptation définitive) est une limite majeure qui fait qu’aucun étudiant en médecine peut se présenter avec un article publié (ou même accepté pour publication) le jour prévu de sa thèse. Je pense qu’un article soumis (même s’il sera rejeté, in fine) devrait être suffisant. Le jury peut critiquer le travail au même titre que les référés, sans que cela soit rédhibitoire.
    Bien cordialement
    LV

    Répondre

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