Une escroquerie légale ? Vais-je publier dans un traité de chirurgie de la tête et du cou ? Pour 1 400 £

Tout est clair, je n'ai plus qu'à payer en envoyant un manuscrit (que je peux probablement plagier). Je serais un auteur heureux, comme les nombreux prix Nobel qui, soit-disant, auraient fait confiance à cet éditeur InTech. Je n'ai qu'à payer £ 1 400 pour le chapitre que je vais écrire… et qui sera soumis à relecture (mais pas de risque de refus).

Vous pourrez voir toutes les étapes de ce livre qui sera publié en janvier 2021, après bien sûr toutes les relectures et mises en forme promises…  Il fait partie de la classification 'Vanity press' de la nouvelle liste de Beall… sans J Beall aux manettes. Cette pratique est probablement légale.Intech

 
 
 
Partagez cet article sur les réseaux:
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

3 commentaires

  • Il me semble délicat de qualifier ce genre d’édition « d’escroquerie » dans la mesure où tout est justement extrêmement transparent et explicite (à moins que je ne sois piégé par une information qui m’échappe ?).
    Le principe qui consiste à faire payer les auteurs pour que l’accès aux lecteurs soit gratuit n’escroque personne au sens pécuniaire, chacun sachant pertinemment à quoi s’attendre.
    Quant à évoquer une « escroquerie intellectuelle » (dénomination qu’il faudrait n’utiliser qu’avec des guillemets), il s’agit d’un procès d’intention dont je ne vois pas ce qui le justifie.
    Les auteurs qui veulent se donner le mal de contribuer (en rédigeant et en payant) devraient être particulièrement motivés à diffuser un enseignement de qualité, et les lecteurs ne devraient être nullement dissuadés par le système de renoncer à tout esprit critique – bien au contraire !
    Je comprends bien les réticences vis à vis du mode de relecture et de contrôle éditorial. Néanmoins, il n’est mis en doute que par défiance, et il ne faudrait pas que le soupçon confine à la calomnie.
    Je suis aussi extrêmement réservé sur la valeur du procédé, mais je m’abstiendrai de tout a priori tant que je n’aurai pas vu le résultat. La complaisance de principe accordée aux « grands éditeurs » repose sur le recul dont on dispose à leur égard, et il s’avère qu’ils ne sont pas, loin de là, totalement exempts de critiques. Les errements éditoriaux ne sont pas si exceptionnels et notre scepticisme doit rester toujours en éveil.
    La question, posée ici avec pertinence comme d’habitude, est de savoir si le modèle « lecture gratuite » (open access, avec financement par les auteurs) est compatible avec la fiabilité et la rigueur. Que je sache, c’est pourtant le modèle de tout l’enseignement scolaire et académique ! Certes, ce n’est pas un gage de qualité mais ce n’est pas non plus un critère d’invalidité.
    Ne peut on laisser sa chance à ce modèle d’édition, financé par des institutions (supposées savantes) volontaires, revu gratuitement par des pairs, et juger sur pièces quel sera son apport à la collectivité ?

    Répondre
  • Poutine aussi dépense beaucoup d’argent pour escroquer toute la planète avec ses fausses informations, vols en tout genre (y compris pour tuer en toute impunité en Syrie…) en faisant même croire par exemple après avoir essayé de voler les labos impliqués dans la recherche d’un vaccin contre le Covid-19, qu’il aurait lui un vaccin, avec une immunité de longue durée, etc…
    Il y a même des imbéciles pour y croire et rapporter sans rigoler les insanités de ce criminel faussaire et ordurier.
    Comme quoi on vit une époque formidable…

    Répondre
  • Merci pour ces commentaires.
    Il est difficile de faire la différence entre :
    — de vrais projets cautionnés par des sociétés savantes, voire par des éditeurs connus qui délèguent la responsabilité éditoriale à des experts reconnus ; il en existe avec une contribution des auteurs ;
    — des projets faits par des inconnus, souvent en Asie, avec des experts non informés (usurpation de leurs noms), ou des experts complaisants car ils ne voient pas les profits ; ils font ou disent faire un peer-review et leur objectif primaire est le profit ; ils font en général un pdf gratuit sans impression, ou rarement vendent quelques livres à l’unité sur commande.
    Les différences entre les projets sont parfois peu évidentes en ce qui concerne la qualité des produits.
    Je préfère ce qui est cautionné par des sociétés savantes.
    Cordialement

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

– –

Vous pourriez aussi aimer

nec risus. libero. et, Lorem ultricies