COVID-19 : les sociétés savantes doivent se réinventer dans le monde d’après pour continuer à gérer les savoirs

Société Sav2La revue MIR (Médecine Intensive Réanimation) a accepté de publier début septembre 2020 un éditorial ‘COVID-19 : les sociétés savantes doivent se réinventer dans le monde d’après‘. L’éditorial est en accès libre, et j’en remercie MIR et sa rédaction. Deux co-auteurs, Didier Dreyfuss et Michel Dubois m’ont bien aidé.

Nous manquons de recherche sur les sociétés savantes, et en particulier les Sociétés savantes médicales. Au début des années 2000, avec des collègues, nous avions proposé une définition qui est peut-être obsolète en 2020 : « Groupe organisé, dans un champ disciplinaire donné, dont les adhérents ont pour objectif de rendre compte de leurs travaux, d’améliorer la connaissance dans leur domaine, d’assurer la formation et la recherche, de diffuser les résultats de leurs activités, de soutenir et promouvoir leur discipline« .

Au delà des opinions exprimées dans cet éditorial, les Sociétés savantes médicales sont menacées. J’ai imaginé une diapo ci-dessus avec les menaces en rouge. Leurs missions et ressources sont en difficulté : les congrès, s’ils deviennent en partie virtuels, peuvent changer les comportements ; les revues scientifiques ne sont plus le graal des informations validées, en concurrence avec réseaux sociaux, YouTube, médias… ; la formation continue est phagocitée en partie par les facultés de médecine ; l’argent des industries doit être transparent, et peut diminuer ; etc…

Est-ce que les nouvelles générations X, Y, Z auront l’appétence de développer les Sociétés savantes ?

Les Sociétés savantes devraient être le moteur des bonnes pratiques et pour cela s’engager contre la fraude scientifique.

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3 commentaires

  • Bonjour, dans votre article vous citez un certain nombre de sociétés savantes qui ont écrit des recommandations. Vous en oubliez une qui a été (et reste) fondamentale pendant cette période très difficile du printemps dernier où il a fallu accompagner les patients gériatriques, à domicile ou en EHPAD, et aider les médecins (notamment urgentistes extrahospitaliers, publics (SMUR) ou privés (type SOS-Médecins)), et qui a édicté des recommandations simples et surtout extrêmement pratique et pragmatique pour des soins palliatifs lors du COVID19 (http://www.sfap.org/actualite/outils-et-ressources-soins-palliatifs-et-covid-19)

    Répondre
  • Bonjour
    merci pour ce commentaire. Bonne remarque. J’ai regardé le site, et c’est bien. Je ne connaissais pas cette société savante.
    Cordialement

    Répondre
  • Bonsoir,
    Et pour continuer un échange initié ailleurs: les auteurs de l’éditorial souhaitent « [qu’]Une société savante doit s’adresser au citoyen autant qu’à ses membres ». Pourquoi pas, mais peut-être qu’elle devrait surtout favoriser l’échange entre ses spécialistes et ceux des autres spécialités qui interagissent avec les mêmes patients, dont en « soins primaires ».

    Répondre

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